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Communiqué de presse
22 mai 2026
LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL - MESSAGE PUBLIÉ À L’OCCASION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA DIVERSITÉ BIOLOGIQUE
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Communiqué de presse
17 mai 2026
LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL - MESSAGE PUBLIÉ À L’OCCASION DE LA JOURNÉE MONDIALE DES TÉLÉCOMMUNICATIONS ET DE LA SOCIÉTÉ DE L’INFORMATION
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Communiqué de presse
15 mai 2026
La Tunisie obtient la validation de l’Organisation mondiale de la Santé pour l’élimination du trachome en tant que problème de santé publique
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Les objectifs de développement durable en Tunisie
Les objectifs de développement durable (ODD), également appelés objectifs mondiaux, constituent un appel universel à l'action visant à éliminer la pauvreté, à protéger la planète et à garantir à tous les peuples la paix et la prospérité. Ce sont aussi les objectifs de l'ONU en Tunisie:
Communiqué de presse
03 mai 2026
LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL - MESSAGE PUBLIÉ À L’OCCASION DE LA JOURNÉE MONDIALE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE
Dans le monde entier, les professionnels des médias s’exposent à la censure, à la surveillance, au harcèlement judiciaire, voire à la mort. Ces dernières années, on constate une forte hausse du nombre de journalistes tués dans les zones de guerre – souvent délibérément pris pour cible. 85 % des crimes commis contre des journalistes ne font l’objet d’aucune enquête ni d’aucune sanction. Un tel niveau d’impunité est inacceptable. La liberté de la presse est également mise à l’épreuve, comme jamais auparavant, par les pressions économiques, les nouvelles technologies et les manipulations délibérées. Lorsque l’accès à une information fiable s’érode, la méfiance s’installe. Lorsque le débat public est faussé, la cohésion sociale s’affaiblit. Lorsque le journalisme est sapé, il devient bien plus difficile de prévenir et de résoudre les crises. De la liberté de la presse découlent toutes les autres libertés. Sans elle, il ne peut y avoir ni droits humains, ni développement durable. Sans elle, il ne peut y avoir de paix. En cette Journée mondiale de la liberté de la presse, protégeons les droits des journalistes et faisons de ce monde un havre pour la vérité, et pour celles et ceux qui la révèlent.
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Communiqué de presse
27 avril 2026
Renforcement des capacités des comités de sélection dans le cadre du programme Agri-accélérateur 360° - 240 jeunes agri-entrepreneurs bientôt sélectionnés dans le cadre de l’Agri-accélérateur 360°
L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en collaboration avec l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA), organise une session de formation au profit des membres des six comités régionaux de sélection du programme Agri-accélérateur 360°. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un projet conjoint avec l’Organisation internationale du Travail (OIT), soutenu par le Fonds fiduciaire multi-donateurs pour la jeunesse et l’emploi en Tunisie. Elle vise à assurer une évaluation rigoureuse et équitable des candidatures des jeunes agri-entrepreneurs.Le programme Agri-accélérateur 360° est déployé dans six gouvernorats (Siliana, Bizerte, Médenine, Nabeul, Sfax et Zaghouan) et cible quatre filières agricoles à fort potentiel par région. L’appel à candidatures, lancé du 2 février au 31 mars 2026, a permis de mobiliser un nombre important de jeunes entrepreneurs agricoles. Les dossiers sont actuellement en cours de vérification au regard des critères d’éligibilité.Dans une première phase, 360 candidats seront présélectionnés (60 par gouvernorat) pour bénéficier d’un accompagnement d’orientation structuré, composé de sept sessions. À l’issue de cette étape, une évaluation complémentaire permettra d’identifier 240 jeunes (40 par gouvernorat) qui accéderont à un dispositif d’accompagnement renforcé, incluant un appui entrepreneurial, technique et en équipements.Dans ce contexte, la formation organisée par la FAO vise à doter les membres des comités de sélection des compétences nécessaires pour conduire une évaluation rigoureuse, harmonisée et fondée sur des critères objectifs. Les travaux portent notamment sur l’utilisation des outils d’évaluation, dont la grille de notation, ainsi que sur l’intégration des Principes du Comité de la sécurité alimentaire mondiale pour un investissement responsable dans l’agriculture et les systèmes alimentaires (Principes CSA-IRA).Cet atelier constitue une étape clé pour assurer que les profils retenus correspondent aux objectifs du programme et contribuent au développement d’entreprises agricoles viables, génératrices d’emplois et respectueuses de l’environnement. Cette formation contribue à garantir la transparence et la qualité du processus de sélection, en veillant à ce que les candidatures soient évaluées selon des critères harmonisés et alignés avec les principes de l’investissement responsable.Ce dispositif de sélection permet d’identifier des projets portés par des jeunes entrepreneurs engagés dans le développement de leurs activités, en cohérence avec les priorités du secteur agricole. À l’issue de cette phase, les comités de sélection engageront l’évaluation des candidatures présélectionnées. Les résultats permettront d’identifier les bénéficiaires de l’accompagnementrenforcé, dont le déploiement est prévu dans les prochains mois, conformément aux modalités du programme Agri-accélérateur 360°.
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Communiqué de presse
27 mars 2026
Discours de Madame la Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies en Tunisie à l’occasion de la première réunion du Comité de Pilotage du projet
Ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche maritimeMonsieur Hamadi Habaieb, Secrétaire d’Etat chargé de l’Eau,Monsieur Abdourahman Maki, représentant de la FAO,Monsieur Michel Le Pechoux, Représentant de l’UNICEF en Tunisie,Madame Céline Moyroud, Représentante Résidente du PNUD en Tunisie,Mesdames Messieurs membres du Comité de Pilotage du projet « Amélioration de la gouvernance territoriale pour un accès équitable et une utilisation durable de l’eau afin de promouvoir une culture de paix dans les régions de Gafsa et Kairouan » Je suis heureuse de vous accueillir à cette première réunion du Comité de Pilotage, qui constitue une étape essentielle dans le processus de mise en place de la gouvernance stratégique du projet.Comme vous le savez, la Tunisie fait face aujourd’hui à une crise hydrique sans précédent, résultant de l’impact combiné des changements climatiques, de la surexploitation des ressources et de la pression croissante exercée sur l’eau par divers secteurs, en particulier l’irrigation et l’approvisionnement en eau potable. Dans plusieurs régions, notamment à Gafsa et à Kairouan, l’accès à l’eau est devenu un facteur déterminant des tensions sociales. Face à ces défis, il nous incombe d’assumer une responsabilité collective consistant à élaborer des réponses coordonnées, solidaires et durables, capables de renforcer la résilience des territoires.Ce projet vient traduire concrètement ces ambitions, puisqu’il vise à instaurer une gouvernance locale de l’eau plus inclusive, transparente et participative, tout en renforçant les capacités techniques et institutionnelles pour prévenir et gérer les conflits liés à l’eau. Le projet s’appuie sur les dynamiques communautaires et les mécanismes participatifs existants afin de développer des solutions innovantes, co‑construites et adaptées aux réalités du terrain. Je souhaiterais également saluer l’engagement des trois agences partenaires du système des Nations Unies :l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui assure la coordination générale du projet et apporte son expertise en gestion durable des ressources hydriques ;le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), qui contribue au renforcement de la gouvernance territoriale, de la cohésion sociale et des mécanismes de prévention des conflits ;le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), qui œuvre à l’amélioration de l’accès à l’eau potable, à la santé et à l’hygiène, tout en renforçant les capacités locales, en particulier celles des jeunes et des femmes.Je suis également heureuse de rappeler l’importance du Fonds du Secrétaire général des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBF), qui constitue le principal mécanisme au sein du système onusien pour investir dans la prévention des conflits et le renforcement de la paix. Ce fonds appuie des initiatives conjointes réunissant les agences des Nations Unies, les autorités nationales et locales, les organisations de la société civile et les acteurs régionaux, en adoptant des approches intégrées reliant les dimensions humanitaires, de développement, de droits humains et de consolidation de la paix. En Tunisie, le projet de soutien à la gouvernance locale pour une utilisation durable de l’eau APAISE-PBF constitue le troisième projet financé par ce fonds.Dans ce contexte, notre réunion d’aujourd’hui revêt une importance particulière, puisqu’elle coïncide avec la proclamation par le Système des Nations Unies de l’année 2026 comme Année internationale des Agricultrices, ainsi qu’avec la célébration de la Journée mondiale de l’eau placée sous le thème « L’eau et l’égalité des genres ». Cette concomitance vise à sensibiliser l’ensemble des parties prenantes à l’importance du rôle essentiel que jouent les femmes et les filles dans le secteur agricole, notamment dans la promotion d’un accès équitable aux ressources en eau et dans la garantie de leur gestion durable au bénéfice de toutes et de tous.L’objectif de la réunion du Comité de Pilotage aujourd’hui est de :Valider les structures de gouvernance du projet,Valider les termes de référence des Comités de Pilotage Techniques au niveau régional,Étudier et approuver le plan de travail conjoint ainsi que le budget,Présenter la stratégie de communication pour l’année 2026,Discuter des défis et des mesures d’atténuation.Je suis heureuse de constater que cette réunion rassemble aujourd’hui les différentes institutions intervenantes issues de plusieurs ministères, ainsi que nos partenaires au sein des Nations Unies. Votre présence témoigne de l’importance stratégique de ce projet et de notre volonté commune de travailler de manière coordonnée face à la crise hydrique.Notre mission est ambitieuse, mais elle répond aux attentes des populations des gouvernorats de Gafsa et de Kairouan. Grâce à nos efforts conjoints, nous pouvons construire un cadre équitable et résilient de gouvernance de l’eau, qui pourrait constituer un modèle à suivre dans d’autres régions du pays.Je vous remercie pour votre engagement et j’espère que les résultats de cette réunion seront fructueux et constructifs, contribuant à la réussite de ce projet.
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Communiqué de presse
23 avril 2026
Investir dans le Talent Féminin : Accélérer l’Alliance entre ONU Femmes et le Secteur Privé Tunisien
En mars 2026, la célébration de la Journée Internationale des Femmes a révélé une transformation structurelle : l’égalité entre les hommes et les femmes n’est plus seulement une valeur éthique, elle est devenue le moteur d’une stratégie de croissance économique nationale. Entre les voûtes de l'illustre Académie Beit al-Hikma et le parquet de la Bourse de Tunis, une nouvelle alliance est née.Photo: ONU Femmes TunisieConnaître pour Agir : Le Diagnostic de Beit al-HikmaSous les plafonds sculptés de Beit al-Hikma, ONU Femmes Tunisie a lancé un défi au présent avec la présentation du rapport phare « Profil Genre de la Tunisie 2025 ».Le constat est sans appel et dessine un paradoxe tunisien : le pays est une pépinière de talents. Si les femmes affichent des taux d'achèvement scolaire bien supérieurs à ceux des hommes, atteignant 83,8 % au collège et 46,8 % au secondaire, le mécanisme s'enraye une fois le diplôme en poche ². Seules 26,7 % ¹ d'entre elles intègrent le marché du travail, contre 64,9 % ¹ des hommes.Pour le secteur privé, ce fossé représente une perte sèche de compétitivité et d'innovation, d'autant plus que l'accès aux responsabilités reste verrouillé. Les femmes ne représentent que 9 % des top managers et 18,6 % des propriétaires d'entreprises. Ce plafond de verre se reflète également dans la haute administration, où la part des femmes s'étiole à mesure que l'on grimpe dans la hiérarchie, chutant de 40 % chez les cheffes de service à seulement 16 % pour les secrétaires générales ².Photo: ONU Femmes TunisieDe l’ambition à l’action : les entreprises tunisiennes s’engagent pour l’égalitéLe même jour, l’initiative « Ring the Bell for Gender Equality » à la Bourse de Tunis a résonné comme un appel à la redevabilité. Ici, on parle le langage des investisseurs : l’indice de représentation féminine dans les conseils d’administration (Russell 3000) est passé de 22,6 % en 2020 à 30,1 % en 2025 ².Pour structurer cette ambition, ONU Femmes et le Pacte mondial des Nations Unies proposent une boussole : les Principes d’Autonomisation des Femmes (WEPs). Ces sept principes offrent une feuille de route stratégique, de l'équité salariale à la mixité décisionnelle, affirmant que l'égalité est, au-delà du devoir moral, une opportunité économique majeure.La Tunisie accélère cette dynamique. Pour transformer ces ambitions en résultats, ONU Femmes a mobilisé une nouvelle cohorte de leaders visionnaires. Désormais, des géants de la technologie comme Nokia et Ooredoo, aux piliers de la finance et du conseil tels que Wifak Bank, BH Leasing, Arzaak et AMC Ernst & Young, rejoignent les 27 entreprises pionnières déjà engagées. Cette dynamique inclusive s'étend également à des acteurs agiles et innovants tels que District Digital Agency, Readdlytech, MooM, ainsi qu'à des structures dédiées à l'accompagnement et au capital humain comme La Bulle des Mamans, Minerva Training et AMC.En adhérant à ces principes, ces entreprises s'engagent dans une mutation profonde de leur ADN. Adopter les WEPs leur permet de renforcer leur crédibilité internationale, d'améliorer leur notation ESG et d'attirer les meilleurs talents. En rejoignant cette communauté mondiale, les signataires accèdent à des outils de pilotage et des ressources d'apprentissage essentiels pour concrétiser leur engagement en faveur de l'égalité.Photo: ONU Femmes TunisieWYSE : Le Hub de Transformation des Carrières d'AvenirToutefois, une stratégie n'est efficace que si son vivier de talents est assuré. C’est tout l’enjeu de l’initiative « WYSE : Women & Youth in STEM Employment ». Le 3 juillet 2025, la Cité des Sciences s’est transformée en un hub stratégique pour briser le plafond de verre dès l’entrée sur le marché.Sous l’égide d’ONU Femmes Tunisie et de ses partenaires, l’Ambassade des Pays-Bas, le CFYE, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et la Fondation Orange, l'initiative WYSE vise à harmoniser les compétences féminines avec les besoins réels du secteur privé, en connectant directement 104 jeunes diplômées à plus de 30 entreprises leaders.Le programme agit comme un levier d'action réciproque : il prépare les jeunes diplômées aux exigences du marché tout en aidant les entreprises à bâtir des modèles de recrutement plus paritaires. Cet engagement s’inscrit dans la feuille de route 2021-2026 de la Tunisie, actrice clé de la coalition mondiale « Génération Égalité », pour réduire la fracture numérique et élargir les opportunités dans les secteurs de la technologie et de l'innovation.Du Dialogue au Recrutement : L'Impact du Job FairLe volet le plus tangible de cette stratégie est la facilitation directe de l'emploi à travers le Salon de l’Emploi pour l'Autonomisation Économique. Ici, les engagements stratégiques se transforment en impact immédiat. En offrant aux candidates les outils pour naviguer dans des secteurs à forte demande comme l'IA, l'ingénierie des données ou les technologies de pointe, ONU Femmes démantèle les barrières structurelles.Cet impact se mesure concrètement : dans les trois mois suivant l’événement, 43 femmes ont accédé à un emploi, soit 41,3 % des participantes. Si 17 de ces recrutements ont été réalisés en dehors du cadre direct du salon, celui-ci a joué un rôle de catalyseur déterminant grâce aux opportunités de réseautage, aux contacts établis et à la préparation à l’emploi, démontrant ainsi un effet structurant qui dépasse largement les mises en relation immédiates.Ce Job Fair n'est pas une simple rencontre ; c'est un espace de matchmaking curé où les entreprises signataires des WEPs peuvent concrétiser leurs engagements en recrutant des expertes hautement qualifiées. Cette approche offre à ces femmes les ressources nécessaires pour contribuer à la stabilité et au développement de leurs communautés, tout en comblant le déficit de talents dont souffre le secteur privé.Une Vision Déterminée pour 2026Chaque signature, chaque conférence WYSE, chaque session de recrutement est le rouage d’une machine de progrès parfaitement huilée. Cette vision place l'égalité au cœur de la stratégie nationale, pour construire une économie tunisienne où la stabilité et l'innovation ne sont plus entravées par des barrières invisibles.Le secteur privé a compris que l’inclusion est son meilleur levier de résilience. Dans cette course mondiale vers l'excellence, l'égalité des genres est devenue le carburant d'une nation qui décide enfin de s'appuyer sur l'intégralité de son génie.
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20 mars 2026
Pour un avenir prometteur : la solidarité pour guider notre chemin
Nous célébrons cette année l’Aïd el-Fitr à l’unisson de la Fête de l’Indépendance, une coïncidence rare qui ne se produit que toutes les trois décennies environ. Malgré la différence de ces deux célébrations, leur symbolique se rejoint profondément. L’Aïd rappelle les valeurs de solidarité et de compassion, tandis que la Fête de l’Indépendance commémore le parcours d’un peuple ayant choisi la souveraineté et la solidarité pour bâtir son État et un avenir plus juste et prospère. Pourtant, le monde d’aujourd’hui est confronté à un paradoxe inquiétant : il semble évoluer à contre-courant. À mesure que les nouvelles de conflits se multiplient et que les souffrances civiles s’intensifient, les priorités humaines s’effacent devant la logique de confrontation, et la confiance dans le système international s’érode progressivement. Cette fracture reflète une division du monde qui nous laisse face à un abîme sombre, inquiets pour l’avenir de nos enfants. Nous oublions que le pont historique bâti pour le franchir repose sur des fondations solides érigées par l’humanité : paix, dignité, justice et égalité, les principes mêmes qui fondent la Charte des Nations Unies. L’Organisation des Nations Unies est née, il y a quatre-vingts ans, des cendres d’une guerre mondiale dévastatrice, lorsque l’humanité a pris conscience que la paix durable repose sur un engagement collectif envers le droit international et la dignité humaine. Les Nations Unies puisent leur force de la volonté des peuples et des États de bâtir des ponts de coopération, conscients que les défis majeurs dépassent les frontières et ne sauraient être affrontés par un seul pays. À celles et ceux qui doutent des Nations Unies, je dis : les Nations Unies, c’est vous et moi, ce n’est pas « l’autre ». Elles sont le reflet de ce que les États membres aspirent à construire. Elles incarnent notre aspiration collective à un avenir meilleur. Un rêve qui peut évoluer, se réinventer, tout en demeurant profondément enraciné, dans les valeurs de justice et de dignité humaine. L’expérience l’a démontré : lorsque les États conjuguent leurs efforts dans une action sincère et coordonnée, ils peuvent transformer la vie de millions de personnes. Depuis quatre-vingts ans, le système des Nations Unies, œuvre à protéger les plus vulnérables, à élargir l’accès à l’éducation de qualité et à la santé, et à répondre aux crises humanitaires. Le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) a ainsi soutenu plus de 122 millions de personnes fuyant les conflits et les persécutions. Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a fourni une assistance alimentaire à plus de 160 millions de personnes dans 120 pays. Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (l’UNICEF) a contribué à vacciner près de 45 % des enfants dans le monde et à sauver plus de 150 millions de vies. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et les programmes de santé des Nations Unies ont protégé des millions de personnes contre des épidémies meurtrières et joué un rôle déterminant lors de la pandémie de COVID-19. Par ailleurs, 2,8 milliards de femmes et de filles ont bénéficié de lois et de services essentiels garantissant leurs droits. Ces réussites concrètes témoignent du pouvoir de la coopération internationale lorsqu’elle agit ensemble. Dans cette démarche, la Tunisie occupe une place singulière. Depuis son indépendance, elle a fait le choix d’un engagement actif en faveur de la coopération internationale. Elle a contribué à la paix et à la sécurité, notamment en accueillant des milliers de réfugiés algériens, en hébergeant les dirigeants de la cause palestinienne en 1982, et en ouvrant les portes de ses foyers aux réfugiés libyens en 2011. Elle a également participé à 26 opérations de maintien de la paix et a constamment affirmé son attachement aux solutions collectives. Parallèlement, la Tunisie a investi, sur plusieurs décennies, dans le capital humain, en mettant l’accent sur l’éducation de qualité, le travail décent, la justice sociale et les droits des femmes. Ce socle commun constitue la base du partenariat entre la Tunisie et le système des Nations Unies. En Tunisie, nous sommes fiers de collaborer avec les institutions nationales pour soutenir leurs efforts. Nous accompagnons des politiques visant à renforcer l’équité et l’inclusion, à améliorer la qualité des services essentiels, à étendre les filets de protection sociale, à autonomiser les jeunes, les femmes et les personnes handicapées, et à renforcer la résilience économique et environnementale face aux crises. La collaboration entre le système des Nations Unies et l’État tunisien constitue un partenariat stratégique de haut niveau, illustrant la convergence entre la volonté nationale et l’engagement international en faveur d’une transformation durable, fondée sur la transparence et la confiance. En conjuguant les visions et en unissant les efforts, les expertises et les ressources sont mobilisées pour appuyer les priorités du gouvernement et accélérer la réalisation de ses objectifs avec efficacité. Cette coopération agit aussi comme un levier de transformation du système des Nations Unies lui-même, en consolidant un modèle plus efficace, innovant et capable d’anticiper et de s’adapter aux mutations rapides. Il s’agit d’un partenariat qui ne se limite pas à répondre aux défis, mais qui vise à les anticiper et à produire des solutions impactantes et durables. Et c’est précisément cette approche proactive qui nous rappelle où se joue l’avenir de l’humanité : loin des champs de bataille. Il se construit dans les écoles, les laboratoires d’innovation et à travers les initiatives de jeunes qui choisissent de façonner le changement. C’est pourquoi célébrer l’Aïd et la Fête de l’Indépendance dépasse le cadre symbolique : c’est une invitation sincère à réfléchir aux valeurs qui nous unissent : la solidarité, l’entraide, et la conviction que demain peut être meilleur si nous choisissons d’agir ensemble. En Tunisie, une expression simple, mais profondément significative, résonne dans les esprits : «"غدوة خير" Demain sera meilleur ». Une formule qui incarne l’action et l’espoir. « Demain sera meilleur » n’est pas qu’une expression… c’est une responsabilité. Car l’avenir de la Tunisie ne se construit pas par les vœux, mais par l’action. Je crois en une Tunisie qui crée des opportunités, portée par sa jeunesse, ses femmes et ses hommes, et par des esprits qui ne craignent pas le changement. Les Nations Unies sont un espace qui vous appartient qui n’a de sens que par votre engagement. « Demain sera meilleur » si, dès aujourd’hui, nous décidons de le bâtir ensemble.
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Histoire
13 mai 2026
Quand les soins évoluent, les vies changent : renforcer les réponses fondées sur des données probantes au VIH et à la dépendance aux drogues en Tunisie
Pour les personnes vivant avec le VIH ou confrontées à la dépendance aux drogues injectables, la maladie n’est souvent qu’une partie de l’épreuve. La peur du jugement, la stigmatisation et l’isolement social peuvent parfois être plus lourds à porter que la maladie elle-même. Face à ces réalités, les Nations Unies en Tunisie, à travers leurs agences spécialisées et en partenariat avec les autorités nationales, travaillent à renforcer les politiques publiques et les systèmes de santé afin de placer la dignité humaine, l’égalité et la santé au cœur des réponses. Dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, l’augmentation de l’usage de drogues, en particulier chez les jeunes adultes, représente un défi majeur de santé publique. L’usage de drogues coûte jusqu’à 2 % du PIB dans certaines économies, tandis que les options de traitement restent limitées : seuls 11 pays de la région proposent actuellement une thérapie par agonistes opioïdes (TAO), une approche reconnue pour stabiliser les patients et réduire les risques de transmission du VIH et de l’hépatite. Pour répondre à ces enjeux, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) soutient les autorités tunisiennes dans le renforcement des stratégies de traitement et de prévention. Une récente visite d’étude en Algérie a permis à une délégation tunisienne composée d’experts de santé, de pharmaciens et de responsables publics d’observer de près le programme national de traitement à la méthadone lancé en 2020.
Cette immersion a offert aux participants une perspective concrète sur la manière dont un programme structuré peut améliorer la vie des personnes dépendantes aux opioïdes tout en renforçant la prévention du VIH. « Cette visite nous a offert une précieuse occasion de comprendre les défis auxquels nous pourrions être confrontés et de recevoir des conseils éclairés sur la manière de les naviguer et de les éviter », explique Dr. Rim Mansouri, Inspectrice générale de la santé et Directrice de l’Office national des stupéfiants en Tunisie.
Pour Dorra Idoudi, pharmacienne et responsable de la pharmacie à l’hôpital El Razzi, cette expérience a été particulièrement marquante.
« Cette visite en Algérie a été une véritable révélation inspirante. Elle m’a permis d’évaluer de manière critique les pratiques actuelles en Tunisie et d’identifier des pistes concrètes d’amélioration. L’expérience algérienne démontre clairement qu’avec un soutien structuré, le traitement par méthadone est à la fois sûr et efficace. Cela offre un véritable espoir pour des milliers de patients. » Ces échanges régionaux marquent une étape importante dans la préparation de la Tunisie à développer son propre programme de traitement à la méthadone, une composante essentielle des approches modernes de réduction des risques. Briser le silence et combattre la stigmatisation Cette avancée dans la prise en charge de la dépendance aux opioïdes ouvre la voie à une action complémentaire : la lutte contre la stigmatisation et la discrimination qui touchent particulièrement les personnes vivant avec le VIH. Dans ce domaine, ONUSIDA joue un rôle central aux côtés du ministère tunisien de la Santé. Pendant de nombreuses années, des défis liés à la confidentialité du statut sérologique des patients ont persisté dans certains contextes de soins. Dans certains cas, des informations relatives au VIH pouvaient être visibles sur certains dossiers médicaux ou dans des espaces hospitaliers, ce qui a pu entretenir la peur et l’exclusion. À la suite d’efforts continus de plaidoyer et de dialogue menés avec les institutions nationales, une avancée majeure a été franchie : le ministre de la Santé a officiellement signé une circulaire interdisant la divulgation et l’affichage public du statut VIH dans les structures de soins, sauf lorsque cela est strictement nécessaire et uniquement accessible aux professionnels de santé autorisés. Cette mesure représente une étape essentielle pour restaurer la confiance des patients et garantir leur droit à la confidentialité et à des soins dignes. Parallèlement, la réduction des risques, une approche fondée sur les droits humains et promue par l’ONUDC l’Organisation mondiale de la Santé et ONUSIDA, a été officiellement intégrée dans le programme national de lutte contre le VIH/SIDA. Cette approche privilégie l’accompagnement, la prévention et l’engagement communautaire plutôt que la stigmatisation ou la répression. Réfléchissant à des années de solide partenariat entre l’ONUDC et l’ONUSIDA, Mme Cristina Albertin, Représentante régionale de l’ONUDC pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, a souligné : "Travailler côte à côte avec l’ONUSIDA a permis de transformer des engagements communs en actions concrètes et durables. Cette collaboration a renforcé le traitement de substitution aux opioïdes, consolidé les capacités nationales et favorisé une approche plus intégrée et fondée sur des données probantes face au VIH et à la consommation de drogues, en reliant prévention, traitement et réhabilitation au sein d’un même continuum de soins."Les données montrent l’urgence d’agir : selon l’enquête bio-comportementale de 2021, la prévalence estimée du VIH chez les personnes qui s’injectent des drogues en Tunisie atteint 8,8 %. L’introduction récente de la thérapie par agonistes opioïdes représente ainsi une avancée prometteuse pour réduire les risques d’infection et améliorer l’accès aux soins. Une action collective pour transformer les vies En combinant réformes politiques, renforcement des systèmes de santé et coopération régionale, les Nations Unies contribuent à créer un environnement où les personnes vulnérables peuvent accéder à des soins sûrs, confidentiels et respectueux de leurs droits. À l’approche de 2030, ces efforts rappellent que les Objectifs de développement durable prennent tout leur sens lorsqu’ils se traduisent concrètement dans la vie des communautés. Un changement durable reste possible lorsque gouvernements, organisations internationales et communautés travaillent ensemble afin de bâtir un avenir plus juste, inclusif et résilient pour tous. Rejoignez la mobilisation et découvrez comment, vous aussi, vous pouvez faire la différence.
Cette immersion a offert aux participants une perspective concrète sur la manière dont un programme structuré peut améliorer la vie des personnes dépendantes aux opioïdes tout en renforçant la prévention du VIH. « Cette visite nous a offert une précieuse occasion de comprendre les défis auxquels nous pourrions être confrontés et de recevoir des conseils éclairés sur la manière de les naviguer et de les éviter », explique Dr. Rim Mansouri, Inspectrice générale de la santé et Directrice de l’Office national des stupéfiants en Tunisie.
Pour Dorra Idoudi, pharmacienne et responsable de la pharmacie à l’hôpital El Razzi, cette expérience a été particulièrement marquante.
« Cette visite en Algérie a été une véritable révélation inspirante. Elle m’a permis d’évaluer de manière critique les pratiques actuelles en Tunisie et d’identifier des pistes concrètes d’amélioration. L’expérience algérienne démontre clairement qu’avec un soutien structuré, le traitement par méthadone est à la fois sûr et efficace. Cela offre un véritable espoir pour des milliers de patients. » Ces échanges régionaux marquent une étape importante dans la préparation de la Tunisie à développer son propre programme de traitement à la méthadone, une composante essentielle des approches modernes de réduction des risques. Briser le silence et combattre la stigmatisation Cette avancée dans la prise en charge de la dépendance aux opioïdes ouvre la voie à une action complémentaire : la lutte contre la stigmatisation et la discrimination qui touchent particulièrement les personnes vivant avec le VIH. Dans ce domaine, ONUSIDA joue un rôle central aux côtés du ministère tunisien de la Santé. Pendant de nombreuses années, des défis liés à la confidentialité du statut sérologique des patients ont persisté dans certains contextes de soins. Dans certains cas, des informations relatives au VIH pouvaient être visibles sur certains dossiers médicaux ou dans des espaces hospitaliers, ce qui a pu entretenir la peur et l’exclusion. À la suite d’efforts continus de plaidoyer et de dialogue menés avec les institutions nationales, une avancée majeure a été franchie : le ministre de la Santé a officiellement signé une circulaire interdisant la divulgation et l’affichage public du statut VIH dans les structures de soins, sauf lorsque cela est strictement nécessaire et uniquement accessible aux professionnels de santé autorisés. Cette mesure représente une étape essentielle pour restaurer la confiance des patients et garantir leur droit à la confidentialité et à des soins dignes. Parallèlement, la réduction des risques, une approche fondée sur les droits humains et promue par l’ONUDC l’Organisation mondiale de la Santé et ONUSIDA, a été officiellement intégrée dans le programme national de lutte contre le VIH/SIDA. Cette approche privilégie l’accompagnement, la prévention et l’engagement communautaire plutôt que la stigmatisation ou la répression. Réfléchissant à des années de solide partenariat entre l’ONUDC et l’ONUSIDA, Mme Cristina Albertin, Représentante régionale de l’ONUDC pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, a souligné : "Travailler côte à côte avec l’ONUSIDA a permis de transformer des engagements communs en actions concrètes et durables. Cette collaboration a renforcé le traitement de substitution aux opioïdes, consolidé les capacités nationales et favorisé une approche plus intégrée et fondée sur des données probantes face au VIH et à la consommation de drogues, en reliant prévention, traitement et réhabilitation au sein d’un même continuum de soins."Les données montrent l’urgence d’agir : selon l’enquête bio-comportementale de 2021, la prévalence estimée du VIH chez les personnes qui s’injectent des drogues en Tunisie atteint 8,8 %. L’introduction récente de la thérapie par agonistes opioïdes représente ainsi une avancée prometteuse pour réduire les risques d’infection et améliorer l’accès aux soins. Une action collective pour transformer les vies En combinant réformes politiques, renforcement des systèmes de santé et coopération régionale, les Nations Unies contribuent à créer un environnement où les personnes vulnérables peuvent accéder à des soins sûrs, confidentiels et respectueux de leurs droits. À l’approche de 2030, ces efforts rappellent que les Objectifs de développement durable prennent tout leur sens lorsqu’ils se traduisent concrètement dans la vie des communautés. Un changement durable reste possible lorsque gouvernements, organisations internationales et communautés travaillent ensemble afin de bâtir un avenir plus juste, inclusif et résilient pour tous. Rejoignez la mobilisation et découvrez comment, vous aussi, vous pouvez faire la différence.
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Histoire
26 mars 2026
De la valorisation des ressources à la protection des terres : des communautés tunisiennes bâtissent un avenir durable
Pourtant, ces ressources : agricoles, naturelles ou locales, sont souvent fragilisées par les défis économiques, le changement climatique ou le manque d’opportunités.Face à ces réalités, des femmes entrepreneuses, des agriculteurs et des acteurs locaux trouvent des solutions pour transformer les difficultés en nouvelles possibilités. Avec l’appui des agences des Nations Unies, des initiatives locales permettent de valoriser les ressources disponibles, renforcer les connaissances et soutenir des activités durables qui améliorent la vie des familles et des communautés.À Beni Khalled, région connue pour ses vergers d’orangers et de citronniers, un projet soutenu par le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat), intitulé « From Citrus Waste to Prosperity », a ouvert de nouvelles perspectives à plus de 40 femmes.L’initiative part d’une idée simple : utiliser les pelures d’oranges et de citrons, souvent jetées après la récolte, pour créer des produits à forte valeur ajoutée. Pour Hajer, cette idée s’est transformée en véritable opportunité. Grâce aux formations proposées dans le cadre du projet, elle a appris à distiller des huiles essentielles à partir des pelures d’agrumes. Ce qui était autrefois un déchet est devenu la base d’une activité qui lui permet aujourd’hui d’augmenter ses revenus.Les formations en entrepreneuriat et en marketing lui ont également permis de mieux promouvoir ses produits et de développer sa clientèle. Faouzia , une autre participante, a choisi une approche différente. Passionnée de cuisine, elle a revisité certaines recettes de boulangerie traditionnelle en y ajoutant des zestes d’agrumes. Ses pains parfumés ont rapidement trouvé leur place sur les marchés locaux. Pour elle, cette activité représente bien plus qu’un simple revenu : c’est une manière de valoriser les ressources locales tout en apportant une touche d’innovation à la tradition.Mais l’un des changements les plus importants est celui qui s’est produit entre les femmes elles-mêmes. Comme l’explique une responsable du projet :« Une dynamique transformative s’est créée entre les femmes participantes. Elles travaillent désormais ensemble, se soutiennent et ont développé davantage de confiance en elles. »Si à Beni Khalled la valorisation des ressources locales ouvre de nouvelles perspectives économiques, dans d’autres régions du pays, les communautés rurales font face à des défis différents, nécessitant d’autres formes de résilience. Depuis plusieurs années, les agriculteurs tunisiens sont confrontés à la propagation d’un insecte nuisible appelé Dactylopius opuntiae, qui menace les plantations de cactus. Or cette plante joue un rôle important dans l’économie rurale, l’alimentation animale et la protection des sols dans les zones arides. Pour faire face à cette situation, les agriculteurs, accompagnés par leurs partenaires, ont progressivement adopté de nouvelles approches pour protéger leurs cultures. Dans ce cadre, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), en collaboration avec les autorités nationales et les communautés locales, a mis en place une approche intégrée combinant solutions biologiques, renforcement des capacités et protection de la biodiversité.Parmi les actions menées figure le lâcher de plus de 13 000 coccinelles, des insectes qui se nourrissent naturellement de la cochenille et permettent de réduire sa propagation. Pour Dr Ridha, expert au Centre technique des agrumes, cette avancée est encourageante :« Depuis novembre, nous avons pu passer de 1 000 à 13 000 coccinelles. Malgré l’hiver rude, elles ont tenu bon. C’est une victoire pour nous tous. »Les agriculteurs participent également aux Écoles Champ Paysan, où ils apprennent à surveiller leurs cultures, à pratiquer la taille du cactus pour limiter l’infestation et à partager leurs expériences.Pour M. Bennani, agriculteur à Zelfen :« La taille du cactus, est nouvelle ici . Mais on voit déjà la différence : on surveille le champ d’une manière plus minutieuse. Grâce à cette formation, je me sens enfin acteur de la solution. »Dans le même temps, les experts ont identifié neuf variétés locales de cactus résistantes ou tolérantes à la cochenille, désormais multipliées pour protéger les plantations et préserver la biodiversité.Ces initiatives illustrent concrètement comment des solutions locales peuvent répondre à des défis globaux. En soutenant l’entrepreneuriat féminin, la gestion durable des ressources et la protection des écosystèmes, elles contribuent directement à plusieurs Objectifs de développement durable, notamment une production et une consommation responsables (ODD 12), le développement économique inclusif (ODD 8) et la préservation des écosystèmes terrestres (ODD 15).À travers ces actions, les Nations Unies et leurs partenaires démontrent que des solutions existent déjà sur le terrain pour construire un avenir plus durable et inclusif.Ces initiatives s’inscrivent pleinement dans la dynamique de la campagne « 5 Years For », qui appelle à accélérer la mise en œuvre des Objectifs de développement durable à l’approche de 2030. Elles montrent que chaque action, à l’échelle locale, peut contribuer à un impact global.👉 Rejoignez la mobilisation et découvrez comment participer à la campagne
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Histoire
11 mars 2026
Transformer les défis en opportunités : Aïda et Maher – deux destins, un même message d’espoir et d’inclusion
deux histoires différentes se rejoignent autour d’un même objectif : promouvoir l’inclusion et l’autonomie des personnes en situation de handicap, avec le soutien des Nations Unies. Aïda, 30 ans, est originaire de Zarzis. En 2020, elle obtient un diplôme en pâtisserie, mais sa condition physique limite certains gestes et l’empêche de trouver un emploi correspondant à ses compétences. Déterminée à reprendre sa vie en main, elle rejoint une formation en couture au centre Nour, où elle développe de nouvelles compétences manuelles qui lui ouvrent de nouvelles perspectives. Sa détermination la conduit ensuite à suivre une formation professionnelle en ramendage des filets de pêche, organisée dans le cadre d’un partenariat entre le Centre de formation professionnelle de la pêche de Zarzis et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en Tunisie, à travers son portefeuille « Gouvernance comme levier de développement socio-économique ». Pendant deux mois, elle apprend à réparer les filets des pêcheurs, appliquant ses compétences en couture à un secteur traditionnel très demandé localement et en manque de main-d’œuvre.
« J'ai choisi la formation de réparation de filets de pêche, vu qu'il n'y a presque pas de main-d’œuvre et qu’il y a beaucoup de demandes. J’aurai un métier qui me permettra de subvenir à mes besoins et à ceux de ma famille », explique Aïda. Aujourd’hui, elle dispose d’un savoir-faire recherché sur le marché local, illustrant comment un accompagnement ciblé et des formations adaptées peuvent favoriser l’inclusion économique et réduire les inégalités. Cette initiative contribue directement à l’Objectif de développement durable 8, qui vise à promouvoir un travail décent et une croissance économique pour tous, ainsi qu’à l’Objectif de développement durable 10, qui vise à réduire les inégalités au sein des sociétés et entre les pays. À plus de 500 km de là, Maher Bouallègue, 55 ans, poursuit son engagement à travers le sport. Athlète paralympique de renom, il a remporté sept médailles, dont six en or, aux Jeux paralympiques de Sydney et d’Athènes. Né avec une déficience visuelle, Maher s’est entraîné avec des athlètes valides dans une Tunisie encore peu sensibilisée à la question du handicap. Aujourd’hui, il travaille comme infirmier au Kef et transmet son expérience au sein du Comité paralympique tunisien. En partenariat avec l’UNESCO et d’autres acteurs, il développe des programmes de coaching, de formation et de plaidoyer en faveur d’une société plus inclusive. Son engagement illustre le rôle du sport et de la sensibilisation pour promouvoir la santé et le bien-être (ODD 3) et réduire les inégalités. Ces deux parcours, différents mais liés par une même volonté de surmonter les obstacles et de créer un impact positif, montrent comment l’appui d’entités onusiennes telles que le PNUD et l’UNESCO peut transformer des vies. À travers des formations adaptées, des opportunités professionnelles et un accompagnement personnalisé, ces initiatives soutiennent des bénéficiaires souvent talentueu.x.ses qui sont resté.e.s à la marge du développement. Aïda rêve désormais d’une autonomie totale et d’un avenir stable pour sa famille. Maher, lui, continue d’inspirer les jeunes et de faire avancer l’inclusion des personnes handicapées dans tous les secteurs de la société. Leurs histoires incarnent la mission des Nations Unies : créer des opportunités pour tous, réduire les inégalités et bâtir un avenir où chacun peut contribuer pleinement à sa communauté. Elles montrent que le changement est déjà en marche, à un moment où les cinq prochaines années seront cruciales pour la réalisation de l’Agenda 2030. Il est temps de s’engager activement, de soutenir les initiatives locales, d’amplifier les voix des jeunes et de contribuer à bâtir des sociétés plus justes et plus égalitaires. Rejoignez la mobilisation et découvrez comment participer à la campagne
« J'ai choisi la formation de réparation de filets de pêche, vu qu'il n'y a presque pas de main-d’œuvre et qu’il y a beaucoup de demandes. J’aurai un métier qui me permettra de subvenir à mes besoins et à ceux de ma famille », explique Aïda. Aujourd’hui, elle dispose d’un savoir-faire recherché sur le marché local, illustrant comment un accompagnement ciblé et des formations adaptées peuvent favoriser l’inclusion économique et réduire les inégalités. Cette initiative contribue directement à l’Objectif de développement durable 8, qui vise à promouvoir un travail décent et une croissance économique pour tous, ainsi qu’à l’Objectif de développement durable 10, qui vise à réduire les inégalités au sein des sociétés et entre les pays. À plus de 500 km de là, Maher Bouallègue, 55 ans, poursuit son engagement à travers le sport. Athlète paralympique de renom, il a remporté sept médailles, dont six en or, aux Jeux paralympiques de Sydney et d’Athènes. Né avec une déficience visuelle, Maher s’est entraîné avec des athlètes valides dans une Tunisie encore peu sensibilisée à la question du handicap. Aujourd’hui, il travaille comme infirmier au Kef et transmet son expérience au sein du Comité paralympique tunisien. En partenariat avec l’UNESCO et d’autres acteurs, il développe des programmes de coaching, de formation et de plaidoyer en faveur d’une société plus inclusive. Son engagement illustre le rôle du sport et de la sensibilisation pour promouvoir la santé et le bien-être (ODD 3) et réduire les inégalités. Ces deux parcours, différents mais liés par une même volonté de surmonter les obstacles et de créer un impact positif, montrent comment l’appui d’entités onusiennes telles que le PNUD et l’UNESCO peut transformer des vies. À travers des formations adaptées, des opportunités professionnelles et un accompagnement personnalisé, ces initiatives soutiennent des bénéficiaires souvent talentueu.x.ses qui sont resté.e.s à la marge du développement. Aïda rêve désormais d’une autonomie totale et d’un avenir stable pour sa famille. Maher, lui, continue d’inspirer les jeunes et de faire avancer l’inclusion des personnes handicapées dans tous les secteurs de la société. Leurs histoires incarnent la mission des Nations Unies : créer des opportunités pour tous, réduire les inégalités et bâtir un avenir où chacun peut contribuer pleinement à sa communauté. Elles montrent que le changement est déjà en marche, à un moment où les cinq prochaines années seront cruciales pour la réalisation de l’Agenda 2030. Il est temps de s’engager activement, de soutenir les initiatives locales, d’amplifier les voix des jeunes et de contribuer à bâtir des sociétés plus justes et plus égalitaires. Rejoignez la mobilisation et découvrez comment participer à la campagne
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Histoire
25 février 2026
Quand l’art donne voix au silence : des jeunes qui transforment la lutte contre les violences et les inégalités
Sur scène, des jeunes artistes racontent la violence, la charge invisible et le poids des normes sociales, transformant émotion et créativité en mobilisation. Ces dernières années, plusieurs initiatives soutenues par les Nations Unies en Tunisie mettent l’art au cœur de l’engagement communautaire et révèlent le rôle clé de la jeunesse pour construire des sociétés plus justes et égalitaires. Parmi ces initiatives, le court-métrage « Beyond Reality / Au-delà de la réalité », produit par ONU Femmes Tunisie et réalisé par Bechir Zayene, marque une étape importante, avec le soutien financier de l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID). Lancé en 2024 à l’occasion de la Journée Nationale de la Femme tunisienne, le film a été présenté en avant-première à la Cité de la Culture à Tunis dans le cadre du projet « Tunis, Ville Sûre pour les Femmes et les Jeunes Filles ». Ce film poignant raconte l’histoire de Hayet, une jeune femme confrontée à des violences physiques, sexuelles, psychologiques et numériques, démontrant le rôle puissant de la création artistique comme levier de sensibilisation, de plaidoyer et de mobilisation collective. Au-delà de son lancement national, Beyond Reality a été sélectionné et projeté dans de nombreux festivals internationaux, dont les JCC, le Human Screen Festival, le World Urban Forum, les Rome Prisma Film Awards, le Dubai Independent Film Festival, le Madrid Film Festival et le Paris Short Film Festival. À El Kef, à Gabès, dans les ruelles de la médina de Tunis, d’autres scènes se sont ouvertes. Les résidences artistiques Production Invisible : 8:45 – “Dare to Care”, lancées en janvier 2025 par ONU Femmes dans le cadre de son initiative phare Dare to Care, en partenariat avec le ministère de la Jeunesse et des Sports, ont invité de jeunes artistes à explorer un autre silence : celui du travail de soin non rémunéré. Pendant plusieurs jours, artistes et mentors ont déconstruit normes et stéréotypes, transformant données et vécus en créations artistiques. À El Kef, « Intouchables » a révélé la charge mentale féminine, suscitant des échanges ouverts avec le public. À Gabès, le rap « Wisdom » a questionné les modèles de masculinité et promu un partage équitable des responsabilités. À Tunis, l’exposition immersive « Women Carry War in Their Bodies » a illustré les traces des violences et des inégalités. Le 8 mars, toutes ces voix se sont réunies dans la performance collective Production Invisible 8:45, mêlant théâtre, rap et arts visuels pour dénoncer l’invisibilité du travail de care. Depuis mars, ces œuvres circulent dans festivals, universités et centres culturels, transformant les spectateurs en participants actifs : débattant, partageant et prenant conscience. Du grand écran aux scènes régionales, des festivals internationaux aux amphithéâtres tunisiens, une même énergie traverse ces initiatives : faire de l’art un espace où le silence se brise, l’invisible prend forme et la jeunesse devient actrice du changement. Quelques mois plus tard, dans un autre espace scénique à Tunis, le théâtre devient à nouveau un outil de compréhension, de prévention et de changement.En partenariat avec l’UNFPA et de l’Institut Arabe des Droits de l’Homme, dans le cadre du programme EMNA financé par l'Union Européenne, de jeunes comédien·ne·s ont été formé·e·s aux violences basées sur le genre facilitées par la technologie : cyberharcèlement, diffusion d’images intimes sans consentement, chantage numérique. De cette prise de conscience est née la pièce Ce qui nous lie, dirigé par le réalisateur Walid Ayadi et co-écrite à partir de témoignages réels. Jouée devant près de 150 spectateurs, elle plonge le public dans des situations familières, parfois dérangeantes, souvent tues. « Le théâtre est la clé de la compréhension et du changement », souligne Walid Ayadi. La performance a été déplacée dans plusieurs lieux pour toucher un public plus large durant les 16 jours d’activisme. « Les violences basées sur le genre facilitées par la technologie (TFGBV) ne se limitent pas au monde numérique ; l’espace physique, hors ligne, fait tout autant partie de cette réalité. » Souligne Dr. Rym Fayala, Cheffe de bureau, UNFPA Tunisie « Il est essentiel d’aborder cette problématique sous ses deux dimensions. L’art s’impose ici comme une force transformatrice : un outil de prévention, un catalyseur de sensibilisation et un moteur de changement social. C’est à l’intersection de ces dynamiques puissantes que la performance “Binetna Rabet” trouve tout son sens et sa raison d’être. » À l’approche de 2030, ces initiatives rappellent que les ODD ne prennent sens que dans la réalité : l’égalité de genre, l’éducation et des sociétés inclusives se concrétisent lorsque les jeunes créent, questionnent et mobilisent. Ces histoires montrent que le changement est en marche et que, pour les cinq prochaines années cruciales de l’Agenda 2030, il est temps de s’engager activement afin que chaque communauté agisse pour bâtir des sociétés plus égalitaires. Rejoignez la mobilisation et découvrez comment participer à la campagne
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Histoire
26 janvier 2026
Façonner l'avenir : des femmes qui allient tradition et innovation
Le travail, répétitif et exigeant, lui a permis de découvrir le monde de l'artisanat. Observatrice et déterminée, Mariem entrevoyait un potentiel au-delà des murs de l'usine, une vision qui allait donner naissance à Touka Création, une entreprise sociale dédiée à l'émancipation des femmes et à la renaissance de l'art traditionnel du tissage Halfa. Le halfa, une plante résistante originaire d'Afrique du Nord, est utilisé depuis longtemps par les artisans pour confectionner des paniers, des nattes et des objets décoratifs. Au fil du temps, cet artisanat traditionnel a cependant commencé à disparaître, supplanté par la production de masse. Mariem a perçu la beauté et le potentiel du halfa, imaginant une manière d'allier les techniques ancestrales au design moderne, préservant ainsi la culture tout en créant des moyens de subsistance. Son rêve a commencé à se concrétiser grâce au soutien du projet « Tunisie créative », mis en œuvre par l’ONUDI et financé par l’Union européenne, avec une contribution de l’Agence italienne pour la coopération au développement. Par le biais de formations, d’un accompagnement technique et d’un développement commercial, Mariem a transformé son idée en une entreprise pérenne. Grâce au soutien du projet, elle a créé un atelier de 80 mètres carrés à Kasserine, équipé de machines modernes. Cet espace est devenu bien plus qu'un simple lieu de travail : un véritable centre communautaire où les femmes du quartier pouvaient apprendre, collaborer et trouver un nouveau sens à leur vie. Ce qui n'était au départ qu'une idée a donné naissance à un réseau de 68 artisanes, dont beaucoup ont été formées grâce au projet, générant un chiffre d'affaires de plus de 300 000 dinars tunisiens. Guidée par Creative Tunisia, Mariem a collaboré avec trois créateurs pour concevoir une collection inspirée du Halfa, alliant tradition et innovation. Présentée à la galerie Musk and Amber, puis lors de salons nationaux à travers la Tunisie, la collection a bénéficié d'une nouvelle stratégie de marketing digital qui a permis à Touka Création d'accroître sa visibilité et d'accéder à des marchés plus vastes. Aujourd'hui, Touka Création est un symbole de créativité, d'inclusion et de résilience. Mariem ambitionne d'élargir sa gamme de produits, de conquérir les marchés internationaux et d'ouvrir davantage de centres de formation pour les femmes rurales. Pour elle, l'aventure ne fait que commencer. « Je souhaite que les jeunes femmes de Kasserine et d'ailleurs sachent qu'avec passion et persévérance, il est possible d'instaurer un véritable changement », déclare-t-elle. « Nos traditions ne sont pas des vestiges du passé, mais des ressources. En les honorant, nous bâtissons un avenir empreint de fierté et de sens. » Pour plus d'informations, veuillez contacter le Bureau des communications, des conférences et des relations avec les médias.
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Communiqué de presse
22 mai 2026
LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL - MESSAGE PUBLIÉ À L’OCCASION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA DIVERSITÉ BIOLOGIQUE
La biodiversité forme la trame vivante dont dépend l’humanité.Pourtant, le chaos climatique, la pollution et l’exploitation effrénée des terres, de l’océan et de l’eau douce poussent le monde naturel vers un point de rupture et exposent les populations, leurs moyens de subsistance et le développement durable à des conséquences dévastatrices.Le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal montre la voie à suivre. Mais nous devons passer à la vitesse supérieure, faire preuve d’ambition et assumer nos responsabilités.Les gouvernements doivent montrer l’exemple en accélérant les efforts, en mobilisant des ressources financières et en comblant les déficits de capacité qui freinent les progrès. Toutefois, comme nous le rappelle le thème de cette année, le succès repose sur des initiatives mises en œuvre bien loin des capitales. Les peuples autochtones et les communautés locales, les femmes et les jeunes, le monde universitaire, les entreprises, les villes et les régions ont tous un rôle essentiel à jouer dans la protection et la restauration de la nature.L’Organisation des Nations Unies mène une action inclusive et fondée sur des données scientifiques en vue d’aider les États Membres à mettre à jour leurs stratégies nationales en matière de biodiversité, à étendre les zones protégées, à restaurer les écosystèmes et à intégrer la nature dans la planification du développement durable et l’action climatique.En cette Journée internationale de la diversité biologique, rendons hommage à celles et ceux qui, par leur action locale, contribuent à un changement mondial, et œuvrons ensemble pour enrayer et inverser la perte de biodiversité afin que l’humanité et la nature puissent prospérer ensemble.
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Communiqué de presse
17 mai 2026
LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL - MESSAGE PUBLIÉ À L’OCCASION DE LA JOURNÉE MONDIALE DES TÉLÉCOMMUNICATIONS ET DE LA SOCIÉTÉ DE L’INFORMATION
Lors d’une catastrophe, les réseaux diffusent des alertes précoces, permettent aux premiers secours d’intervenir et assurent le bon fonctionnement des centres médicaux, des salles de classe et des services publics. Cependant, les moyens de communication vitale doivent être fiables, sûrs et accessibles à toutes et à tous. Trop de personnes ne disposent toujours pas d’accès à Internet. Les systèmes critiques sont vulnérables. La désinformation et les cybermenaces gagnent du terrain. Dans un contexte où les urgences climatiques s’intensifient et le fossé en matière d’intelligence artificielle se creuse, ce sont les personnes déjà laissées pour compte qui paient le prix fort de l’inaction. Nous devons investir dans la connectivité – des câbles sous-marins aux satellites, de l’accès local aux normes ouvertes, sans oublier les compétences numériques. Nous devons mettre en œuvre le Pacte numérique mondial, promouvoir une gouvernance de l’IA fondée sur les droits et développer la coopération entre les pouvoirs publics, le secteur privé et la société civile. L’infrastructure numérique est un bien public essentiel ; par conséquent, nous devons la renforcer de sorte qu’elle puisse résister aux crises à venir. Lorsque les lignes de vies numériques sont sûres et accessibles à chacune et chacun, tout le monde peut se préparer, faire face et remonter la pente.
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Communiqué de presse
15 mai 2026
La Tunisie obtient la validation de l’Organisation mondiale de la Santé pour l’élimination du trachome en tant que problème de santé publique
Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé, a déclaré : « Je félicite la Tunisie pour cette réalisation historique en matière de santé publique. L’élimination du trachome montre ce qui peut être accompli grâce à un engagement politique à long terme, à des soins de santé primaires de qualité et à un travail collectif. La Tunisie a prouvé qu’il est possible de vaincre même la principale maladie infectieuse causant la cécité dans le monde. »Le trachome est étroitement lié à un accès limité à l’eau, aux services d’assainissement et à l’hygiène. Il touche particulièrement les populations les plus exposées aux risques. Du début au milieu du XXe siècle, le trachome était endémique en Tunisie, touchant au moins la moitié de la population, notamment dans les régions du sud.La Dre Hanan Balkhy, Directrice régionale de l’OMS pour la Méditerranée orientale, a déclaré : « Je félicite la Tunisie pour l’élimination du trachome en tant que problème de santé publique. Il s’agit d’une grande réalisation qui reflète un engagement national continu et constant sur de nombreuses années, et qui démontre ce qui peut être accompli lorsqu’un pays reste concentré sur la lutte contre les causes évitables de cécité. »Pendant des décennies, la Tunisie a mis en œuvre une réponse complète et soutenue contre le trachome, transformant ce qui constituait autrefois un lourd fardeau sanitaire en une réussite. Elle a adopté et étendu la stratégie recommandée par l’OMS SAFE (chirurgie des complications, antibiotiques, hygiène du visage et amélioration de l’environnement), qui comprend : la chirurgie pour les cas avancés, les antibiotiques pour éliminer l’infection, l’hygiène du visage pour réduire la transmission, et l’amélioration des conditions environnementales, notamment un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement. La Tunisie a également mené des campagnes nationales de dépistage et de traitement, intégré la santé oculaire dans les soins de santé primaires et les programmes de santé scolaire, et travaillé avec les communautés pour promouvoir de bonnes pratiques d’hygiène.Le Dr Mustafa Ferjani, Ministre de la Santé en Tunisie, a déclaré : « La validation de l’élimination du trachome constitue une étape historique pour la Tunisie et reflète l’engagement de longue date de notre pays en faveur de la santé publique, de la prévention et de l’équité. Cette réalisation remarquable est le fruit d’efforts nationaux coordonnés sur plusieurs décennies, marqués par le dévouement de générations de professionnels de santé et de communautés locales qui ont travaillé sans relâche pour améliorer l’accès aux soins, renforcer la prévention et améliorer la santé oculaire dans tout le pays. La Tunisie reste engagée à préserver ces acquis et à protéger les générations futures. »Cette réussite intervient à la suite d’une campagne de longue haleine menée par le ministère de la Santé, avec le soutien de l’OMS et de ses partenaires, reposant sur des politiques de santé publique et de développement social rigoureuses. Les bases solides du système de santé, notamment l’accès généralisé aux soins de santé primaires et les progrès importants en matière d’eau et d’assainissement, ont contribué à réduire la transmission et la prévalence de la maladie.Un système de surveillance strict est désormais en place après la validation de l’élimination, afin de détecter rapidement toute réapparition éventuelle. Ce système comprend la prise en charge continue des cas et la formation des professionnels de santé.Le Dr Ahmed Zouiten, Représentant par intérim de l’OMS en Tunisie, a déclaré : « La validation de l’élimination du trachome en tant que problème de santé publique en Tunisie reflète l’impact de la coopération continue entre le ministère de la Santé et l’OMS dans la réalisation de progrès en santé publique dans tout le pays. Cette réussite est une preuve solide que la science, les programmes fondés sur des données probantes et une assistance technique coordonnée permettent de vaincre les maladies tropicales négligées, partout et en tout temps. »Avec cette réalisation, la Tunisie rejoint un nombre croissant de pays engagés dans l’élimination des maladies tropicales négligées, un objectif essentiel des Objectifs de développement durable liés à la santé.Notes aux rédacteursEfforts d’élimination des maladies tropicales négligées et du trachome Le trachome est causé par la bactérie Chlamydia trachomatis et se transmet par contact étroit avec des personnes infectées, des surfaces contaminées et des mouches porteuses de sécrétions oculaires et nasales. Les infections répétées peuvent entraîner des cicatrices des paupières, un retournement des cils vers l’intérieur et, à terme, la cécité si elles ne sont pas traitées.Les maladies tropicales négligées, dont le trachome, entraînent de graves conséquences sanitaires, sociales et économiques. Les populations pauvres des régions tropicales sont les plus touchées.Des objectifs de santé publique ont été définis dans la feuille de route 2021–2030 de l’OMS sur les maladies tropicales négligées (https://www.who.int/publications/i/item/9789240010352).En 1996, l’OMS a lancé l’Alliance mondiale pour l’élimination du trachome d’ici 2020 (GET2020). Un réseau de gouvernements, d’ONG et d’institutions académiques a été créé pour lutter contre la maladie. L’OMS continue de soutenir les pays endémiques afin d’accélérer les progrès vers l’objectif mondial d’élimination du trachome en tant que problème de santé publique, avec une nouvelle échéance fixée à 2030.L’élimination du trachome en tant que problème de santé publique est définie par : (a) une prévalence du trichiasis « non enregistré dans le système de santé » inférieure à 0,2 % chez les personnes âgées de 15 ans et plus ; (b) une prévalence du trachome inflammatoire folliculaire chez les enfants de 1 à 9 ans inférieure à 5 % dans chaque zone précédemment endémique ; (c) l’existence d’un système permettant d’identifier et de prendre en charge les cas de trichiasis.D’autres pays ont été validés par l’OMS pour l’élimination du trachome : l’Algérie, l’Australie, le Bénin, le Burundi, le Cambodge, la Chine, l’Égypte, les Fidji, la Gambie, le Ghana, l’Inde, l’Iraq, la République islamique d’Iran, la République démocratique populaire lao, la Libye, le Malawi, le Mali, la Mauritanie, le Mexique, le Maroc, le Myanmar, le Népal, Oman, le Pakistan, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’Arabie saoudite, le Sénégal, le Togo, Vanuatu et le Viet Nam.Le trachome est la première maladie tropicale négligée éliminée en Tunisie. Avec cette validation, la Tunisie devient le 14ᵉ pays de la Région de la Méditerranée orientale de l’OMS à avoir éliminé au moins une maladie tropicale négligée, et le 31ᵉ pays au niveau mondial à avoir éliminé le trachome en tant que problème de santé publique.
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Communiqué de presse
08 mai 2026
Nouveau projet de coopération technique FAO – UMA pour protéger et promouvoir les oasis - Un Centre d’excellence pour des systèmes oasiens durables, inclusifs et résilients en Afrique du Nord
Ce Centre d’excellence des oasis s’impose comme une initiative clé pour la préservation et le développement durable des écosystèmes oasiens. Il vise à renforcer les capacités locales, soutenir l’emploi rural et réduire la vulnérabilité des populations dans des zones arides fragiles. Véritables laboratoires d’innovation, les oasis y sont promues comme espaces pilotes pour l’agroécologie, la gestion durable de l’eau et l’adaptation climatique. Le Centre favorise enfin la coordination des acteurs pour plaidoyer l’importance de ces écosystèmes et leurs communautés aux niveaux national et multilatéral.Cet atelier s’inscrit dans le cadre d’un nouveau projet : « Soutenir la protection des systèmes oasiens en Afrique du Nord et promouvoir leur développement durable », financé par la FAO. Il constitue une étape clé dans la structuration d’une vision partagée dans la mise en place du Centre d’excellence dédié aux systèmes oasiens.La forte mobilisation des parties prenantes et le niveau élevé de participation témoignent de l’intérêt stratégique croissant accordé aux oasis par les pays d’Afrique du Nord et leurs partenaires. Héritage millénaire, ces systèmes ont historiquement assuré la stabilité des communautés locales dans les zones arides et semi-arides, en reposant sur une gestion fine et équilibrée des ressources naturelles, notamment l’eau, le sol et la biodiversité.Bien au-delà de leur fonction agricole, les oasis constituent de véritables systèmes de vie intégrés, à l’intersection des dimensions environnementales, sociales, économiques et culturelles. Elles représentent également une première ligne de défense face aux impacts du changement climatique, notamment la sécheresse, la dégradation des terres et la raréfaction des ressources hydriques.Dans son allocution, M. Nabil Assaf, Coordinateur de la FAO pour l’Afrique du Nord et Représentant pour la Tunisie a précisé que le : « Centre d’excellence pour les systèmes oasiens émerge comme une priorité stratégique. Ce centre ambitionne de devenir une plateforme de référence pour la production et le partage de connaissances, l’innovation, le renforcement des capacités et le dialogue politique. Il contribuera à structurer une action collective à l’échelle régionale, en capitalisant sur les expériences nationales et en favorisant des approches intégrées et durables ».Dans la région du Maghreb qui regroupe l’Algérie, la Libye, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie, les oasis couvrent environ 350 000 hectares et abritent près de 15 millions de personnes. Elles jouent un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des populations locales, tout en contribuant à l’adaptation aux conditions climatiques extrêmes des zones sahariennes.En consolidant les efforts des pays du Maghreb et de leurs partenaires, les travaux de cet atelier ouvrent la voie à une transformation durable des systèmes oasiens, au bénéfice des générations présentes et futures, tout en préservant un patrimoine écologique et culturel d’une valeur inestimable. Pour de plus amples informations : Faten AouadiCommunication Officer / FAO Afrique du Nord Faten.aouadi@fao.orgGSM : 00 216 98 703 026
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Communiqué de presse
31 mars 2026
Remise de lettres de créance de M. Nabil Assaf, nouveau Représentant de la FAO en Tunisie
À cette occasion, le Ministre a souhaité la bienvenue à M. Assaf et lui a adressé ses vœux de plein succès dans l’accomplissement de ses nouvelles fonctions. Il a souligné l’importance de consolider le partenariat stratégique entre la Tunisie et la FAO, en vue de contribuer efficacement à la réalisation de la sécurité alimentaire, rappelant les relations historiques et étroites qui lient la Tunisie à la FAO. Le Ministre a, par ailleurs, exprimé la haute appréciation de la Tunisie pour les efforts soutenus déployés par la FAO, saluant son rôle en tant que partenaire clé dans la promotion de la sécurité alimentaire et la mise en œuvre des Objectifs de Développement durable. ll a en outre félicité la FAO pour l’appui matériel et technique apporté dans la lutte contre le criquet pèlerin au cours de l’année 2025 . Il a également réitéré le soutien de la Tunisie aux initiatives de l’Organisation visant à faire face aux défis croissants auxquels le monde est confronté, notamment le changement climatique, les crises sanitaires, les conflits armés et la rareté des ressources hydriques, qui constituent autant de menaces pour la sécurité alimentaire mondiale. Dans ce contexte, il a insisté sur la nécessité de promouvoir l’intégration des technologies modernes, ainsi que de renforcer les programmes de formation et de développement des compétences. De son côté, M. Nabil Assaf a exprimé sa fierté d’assumer ses fonctions en Tunisie, réaffirmant l’engagement de la FAO à poursuivre son appui aux efforts de l’État tunisien en matière de sécurité alimentaire et de développement durable. Il a salué la qualité des projets de coopération en cours, qui contribuent à répondre aux défis émergents. M. Assaf a également mis en exergue l’importance de promouvoir des pratiques agricoles durables, de renforcer la recherche scientifique et le développement, ainsi que de mobiliser l’expertise nationale et internationale disponible, afin d’améliorer l’efficacité des interventions et d’atteindre les objectifs escomptés.
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