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Communiqué de presse
23 juin 2026
Discours du Secrétaire général prononcé à Londres à l’occasion de la Semaine d’action pour le climat
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Communiqué de presse
19 juin 2026
LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL - MESSAGE PUBLIÉ À L’OCCASION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE POUR L’ÉLIMINATION DE LA VIOLENCE SEXUELLE EN TEMPS DE CONFLIT
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Communiqué de presse
18 juin 2026
MESSAGE PUBLIÉ À L’OCCASION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA LUTTE CONTRE LES DISCOURS DE HAINE
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Les objectifs de développement durable en Tunisie
Les objectifs de développement durable (ODD), également appelés objectifs mondiaux, constituent un appel universel à l'action visant à éliminer la pauvreté, à protéger la planète et à garantir à tous les peuples la paix et la prospérité. Ce sont aussi les objectifs de l'ONU en Tunisie:
Allocution
31 mai 2026
في عيد الأم… إلى أمهات تونس اللواتي يصنعن الحياة كلّ يوم
في كل بيت تونسي، هناك أمّ تحمل العالم على كتفيها. يأتي عيد الأم هذا العام متزامنًا مع عيد الأضحى المبارك، في مشهد يحمل الكثير من الرمزية والمعاني وكما تزامن عيد الفطر هذا العام مع ذكرى عيد الشهداء، ليجمع بين معاني التضحية والوفاء، يأتي هذا العيد أيضًا ليذكّرنا بأنّ الأمومة في جوهرها فعل حبّ وتضحية وعطاء لا ينضب. هناك في كل بيت امرأة تستيقظ قبل الجميع، تُخفي تعبها خلف ابتسامة، وتواصل العطاء بصمت لا ينتظر الشكر. هي أمّ تُربّي، وتواسي، وتعلّم، وتحلم لأبنائها وبناتها أكثر ممّا تحلم لنفسها. وفي عيد الأم، نحتفي أيضًا بتلك الأمهات المنسيات اللواتي يبنين الحياة بعيدًا عن الأضواء، ويقدّمن كلّ شيء دون أن يُذكرن. هذا العيد هو دعوة لأن نتذكّر أمّهاتنا، وأن ننظر أيضًا بعين المحبة والامتنان إلى أمّهات الآخرين. فالأمومة ليست شأنًا خاصًا داخل الأسرة فقط؛ إنّها رابطة إنسانية تجمعنا جميعًا، وتذكّرنا بأنّ المجتمعات الأكثر عدلًا ورحمة تبدأ من احترام النساء اللواتي يحملن أعباء الحياة كلّ يوم. تحمل المرأة التونسية، والأم خصوصًا، إرثًا طويلًا من الصمود والكرامة والالتزام. فقد كانت دائمًا شريكة في بناء الوطن، في التعليم والعمل والنضال الاجتماعي، وفي حماية الأسرة والأمل في أصعب الظروف. لذلك، فإنّ تكريم الأم لا يقتصر فقط على كلمات المحبة والامتنان، بل يشمل أيضًا مواصلة الجهود لضمان ازدهار النساء وتمكينهنّ من المشاركة الكاملة في الحياة الاقتصادية والاجتماعية، وتعزيز بيئة قائمة على الاحترام والإنصاف وتكافؤ الفرص. فالاحتفاء بالأم هو أيضًا احتفاء بقدرتها على العطاء والإبداع والقيادة، وإيمان بدورها المحوري في بناء مجتمع أكثر استقرارًا وازدهارًا للأجيال القادمة. تُذكّرنا هذه المناسبة بما حققته تونس من مكاسب رائدة في مجال حماية المرأة وتمكينها، وبما اضطلعت به من دور ريادي جعلها نموذجًا يُحتذى به في العالم العربي والإفريقي. كما تؤكد على ضرورة مواصلة العمل من أجل صون هذه المكاسب التاريخية وتعزيزها. وفي هذا اليوم، نستذكر أيضًا الأمهات اللواتي رحلن، لكنّ أثرهنّ لا يزال حيًا فينا: في الكلمات التي نردّدها، وفي القيم التي نحملها، وفي الحبّ الذي تعلّمناه منهنّ. إلى أمي والى كل أم تونسية، شكرًا لأنكِ تصنعين الحياة كلّ يوم. دمتِ بركة الدار وفرحتها دمتِ نوراً يضيء دروب الأجيال عيدك سعيد، وأدامك الله في صحة وعافية، ولتجدي من الحب والامتنان بقدر ما منحت العالم من حياة
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Communiqué de presse
22 mai 2026
LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL - MESSAGE PUBLIÉ À L’OCCASION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA DIVERSITÉ BIOLOGIQUE
La biodiversité forme la trame vivante dont dépend l’humanité.Pourtant, le chaos climatique, la pollution et l’exploitation effrénée des terres, de l’océan et de l’eau douce poussent le monde naturel vers un point de rupture et exposent les populations, leurs moyens de subsistance et le développement durable à des conséquences dévastatrices.Le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal montre la voie à suivre. Mais nous devons passer à la vitesse supérieure, faire preuve d’ambition et assumer nos responsabilités.Les gouvernements doivent montrer l’exemple en accélérant les efforts, en mobilisant des ressources financières et en comblant les déficits de capacité qui freinent les progrès. Toutefois, comme nous le rappelle le thème de cette année, le succès repose sur des initiatives mises en œuvre bien loin des capitales. Les peuples autochtones et les communautés locales, les femmes et les jeunes, le monde universitaire, les entreprises, les villes et les régions ont tous un rôle essentiel à jouer dans la protection et la restauration de la nature.L’Organisation des Nations Unies mène une action inclusive et fondée sur des données scientifiques en vue d’aider les États Membres à mettre à jour leurs stratégies nationales en matière de biodiversité, à étendre les zones protégées, à restaurer les écosystèmes et à intégrer la nature dans la planification du développement durable et l’action climatique.En cette Journée internationale de la diversité biologique, rendons hommage à celles et ceux qui, par leur action locale, contribuent à un changement mondial, et œuvrons ensemble pour enrayer et inverser la perte de biodiversité afin que l’humanité et la nature puissent prospérer ensemble.
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Communiqué de presse
22 mai 2026
La FAO et les pays du Maghreb appellent à renforcer la coopération régionale pour lutter durablement contre la cochenille du figuier de Barbarie (cactus)
Cet atelier a permis de mettre en lumière les acquis d’une initiative qui constitue aujourd’hui un modèle de coopération technique et d’innovation dans le domaine de la lutte intégrée contre les ravageurs transfrontaliers. Le figuier de Barbarie ou cactus, longtemps considéré comme une culture traditionnelle, joue désormais un rôle stratégique dans le renforcement de la résilience des zones arides et semi-arides. En Tunisie, cette culture couvre plus de 600 000 hectares et contribue à la sécurité alimentaire, à la préservation des ressources naturelles et aux moyens de subsistance de milliers de familles rurales. Cependant, depuis l’apparition de la cochenille en 2014, plusieurs pays de la région sont confrontés à une menace phytosanitaire majeure. Au Maroc, plus de 120 000 hectares ont déjà été affectés, illustrant l’ampleur des impacts économiques, sociaux et environnementaux de ce ravageur. Dans son allocution de clôture, Nabil Assaf, coordinateur de la FAO pour l’Afrique du Nord et Représentant pour la Tunisie a souligné que « le figuier de Barbarie n’est plus seulement une culture traditionnelle ou une ressource locale limitée ; il représente aujourd’hui, à l’échelle mondiale, un pilier essentiel pour renforcer la résilience dans les zones arides et semi-arides. » Il a également rappelé que cette crise phytosanitaire démontre que « la sécurité sanitaire des végétaux est aujourd’hui un enjeu stratégique directement lié à la sécurité alimentaire, à la durabilité des ressources naturelles et à la résilience des systèmes agricoles face aux changements climatiques ». Durant sa mise en œuvre, le projet a permis de déployer une approche durable fondée sur plusieurs axes complémentaires : la lutte biologique à travers l’utilisation d’ennemis naturels, les interventions d’arrachage pour limiter la propagation du ravageur, l’identification et la multiplication de variétés résistantes, les bonnes pratiques (taille) ainsi que la conservation des ressources génétiques locales. L’adoption du principe de « zéro utilisation » des pesticides chimiques constitue également une orientation innovante en faveur de la biodiversité et de la transition vers des systèmes agricoles plus durables. De son côté, le Chef de Cabinet du Ministère de l’Agriculture des Ressources hydrauliques et de la Peche Maritime a salué les résultats obtenus grâce à l’appui technique de la FAO : « Le projet a permis de renforcer les capacités nationales en matière de surveillance, de diagnostic et de suivi sur le terrain, tout en soutenant les programmes de lutte intégrée contre la cochenille et la coordination entre les différents acteurs aux niveaux central et régional. » Il a également mis en avant les efforts de formation des cadres, des agents techniques et des agriculteurs, ainsi que la mise à disposition d’équipements techniques ayant permis d’améliorer les capacités d’intervention rapide face à cette menace. Au-delà des résultats techniques, les participants ont insisté sur l’importance de renforcer la coopération régionale afin de faire face aux défis phytosanitaires transfrontaliers. La participation des pays du Maghreb a illustré une volonté commune de promouvoir le partage d’expériences, de connaissances scientifiques et de solutions durables adaptées aux réalités de la région. Cet atelier constitue une nouvelle étape axée sur la valorisation des acquis du projet, le renforcement des capacités nationales et régionales et l’extension des solutions efficaces à l’ensemble au niveau des pays concernés à travers la promotion du partenariat public-privé qui contribuera à la sécurité alimentaire particulièrement pour les petits producteurs. Pour de plus amples informations :
Faten Aouadi Communication Officer / FAO Afrique du Nord Faten.aouadi@fao.org GSM : 00 216 98 703 026
Faten Aouadi Communication Officer / FAO Afrique du Nord Faten.aouadi@fao.org GSM : 00 216 98 703 026
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Communiqué de presse
03 mai 2026
LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL - MESSAGE PUBLIÉ À L’OCCASION DE LA JOURNÉE MONDIALE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE
Dans le monde entier, les professionnels des médias s’exposent à la censure, à la surveillance, au harcèlement judiciaire, voire à la mort. Ces dernières années, on constate une forte hausse du nombre de journalistes tués dans les zones de guerre – souvent délibérément pris pour cible. 85 % des crimes commis contre des journalistes ne font l’objet d’aucune enquête ni d’aucune sanction. Un tel niveau d’impunité est inacceptable. La liberté de la presse est également mise à l’épreuve, comme jamais auparavant, par les pressions économiques, les nouvelles technologies et les manipulations délibérées. Lorsque l’accès à une information fiable s’érode, la méfiance s’installe. Lorsque le débat public est faussé, la cohésion sociale s’affaiblit. Lorsque le journalisme est sapé, il devient bien plus difficile de prévenir et de résoudre les crises. De la liberté de la presse découlent toutes les autres libertés. Sans elle, il ne peut y avoir ni droits humains, ni développement durable. Sans elle, il ne peut y avoir de paix. En cette Journée mondiale de la liberté de la presse, protégeons les droits des journalistes et faisons de ce monde un havre pour la vérité, et pour celles et ceux qui la révèlent.
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Communiqué de presse
27 avril 2026
Renforcement des capacités des comités de sélection dans le cadre du programme Agri-accélérateur 360° - 240 jeunes agri-entrepreneurs bientôt sélectionnés dans le cadre de l’Agri-accélérateur 360°
L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en collaboration avec l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA), organise une session de formation au profit des membres des six comités régionaux de sélection du programme Agri-accélérateur 360°. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un projet conjoint avec l’Organisation internationale du Travail (OIT), soutenu par le Fonds fiduciaire multi-donateurs pour la jeunesse et l’emploi en Tunisie. Elle vise à assurer une évaluation rigoureuse et équitable des candidatures des jeunes agri-entrepreneurs.Le programme Agri-accélérateur 360° est déployé dans six gouvernorats (Siliana, Bizerte, Médenine, Nabeul, Sfax et Zaghouan) et cible quatre filières agricoles à fort potentiel par région. L’appel à candidatures, lancé du 2 février au 31 mars 2026, a permis de mobiliser un nombre important de jeunes entrepreneurs agricoles. Les dossiers sont actuellement en cours de vérification au regard des critères d’éligibilité.Dans une première phase, 360 candidats seront présélectionnés (60 par gouvernorat) pour bénéficier d’un accompagnement d’orientation structuré, composé de sept sessions. À l’issue de cette étape, une évaluation complémentaire permettra d’identifier 240 jeunes (40 par gouvernorat) qui accéderont à un dispositif d’accompagnement renforcé, incluant un appui entrepreneurial, technique et en équipements.Dans ce contexte, la formation organisée par la FAO vise à doter les membres des comités de sélection des compétences nécessaires pour conduire une évaluation rigoureuse, harmonisée et fondée sur des critères objectifs. Les travaux portent notamment sur l’utilisation des outils d’évaluation, dont la grille de notation, ainsi que sur l’intégration des Principes du Comité de la sécurité alimentaire mondiale pour un investissement responsable dans l’agriculture et les systèmes alimentaires (Principes CSA-IRA).Cet atelier constitue une étape clé pour assurer que les profils retenus correspondent aux objectifs du programme et contribuent au développement d’entreprises agricoles viables, génératrices d’emplois et respectueuses de l’environnement. Cette formation contribue à garantir la transparence et la qualité du processus de sélection, en veillant à ce que les candidatures soient évaluées selon des critères harmonisés et alignés avec les principes de l’investissement responsable.Ce dispositif de sélection permet d’identifier des projets portés par des jeunes entrepreneurs engagés dans le développement de leurs activités, en cohérence avec les priorités du secteur agricole. À l’issue de cette phase, les comités de sélection engageront l’évaluation des candidatures présélectionnées. Les résultats permettront d’identifier les bénéficiaires de l’accompagnementrenforcé, dont le déploiement est prévu dans les prochains mois, conformément aux modalités du programme Agri-accélérateur 360°.
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Histoire
27 mai 2026
Honneur aux Casques bleus tunisiens
Depuis sa première contribution aux opérations de maintien de la paix de l’ONU au Congo en 1960, les Casques bleus tunisiens continuent de servir avec engagement en Abyei, en République centrafricaine, en République démocratique du Congo et au Soudan du Sud.Ils protègent les civils, soutiennent l’État de droit et assurent la protection des personnes déplacées. L’unité d’hélicoptères tunisienne en République centrafricaine a notamment joué un rôle clé dans la sécurisation des élections et le maintien de la stabilité.Nous rendons hommage aux 25 Casques bleus tunisiens qui ont perdu la vie sous le drapeau des Nations Unies.Les Nations Unies remercient la Tunisie pour l’engagement et le sacrifice de ses soldats de la paix à travers le monde.
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Histoire
13 mai 2026
Quand les soins évoluent, les vies changent : renforcer les réponses fondées sur des données probantes au VIH et à la dépendance aux drogues en Tunisie
Pour les personnes vivant avec le VIH ou confrontées à la dépendance aux drogues injectables, la maladie n’est souvent qu’une partie de l’épreuve. La peur du jugement, la stigmatisation et l’isolement social peuvent parfois être plus lourds à porter que la maladie elle-même. Face à ces réalités, les Nations Unies en Tunisie, à travers leurs agences spécialisées et en partenariat avec les autorités nationales, travaillent à renforcer les politiques publiques et les systèmes de santé afin de placer la dignité humaine, l’égalité et la santé au cœur des réponses. Dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, l’augmentation de l’usage de drogues, en particulier chez les jeunes adultes, représente un défi majeur de santé publique. L’usage de drogues coûte jusqu’à 2 % du PIB dans certaines économies, tandis que les options de traitement restent limitées : seuls 11 pays de la région proposent actuellement une thérapie par agonistes opioïdes (TAO), une approche reconnue pour stabiliser les patients et réduire les risques de transmission du VIH et de l’hépatite. Pour répondre à ces enjeux, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) soutient les autorités tunisiennes dans le renforcement des stratégies de traitement et de prévention. Une récente visite d’étude en Algérie a permis à une délégation tunisienne composée d’experts de santé, de pharmaciens et de responsables publics d’observer de près le programme national de traitement à la méthadone lancé en 2020.
Cette immersion a offert aux participants une perspective concrète sur la manière dont un programme structuré peut améliorer la vie des personnes dépendantes aux opioïdes tout en renforçant la prévention du VIH. « Cette visite nous a offert une précieuse occasion de comprendre les défis auxquels nous pourrions être confrontés et de recevoir des conseils éclairés sur la manière de les naviguer et de les éviter », explique Dr. Rim Mansouri, Inspectrice générale de la santé et Directrice de l’Office national des stupéfiants en Tunisie.
Pour Dorra Idoudi, pharmacienne et responsable de la pharmacie à l’hôpital El Razzi, cette expérience a été particulièrement marquante.
« Cette visite en Algérie a été une véritable révélation inspirante. Elle m’a permis d’évaluer de manière critique les pratiques actuelles en Tunisie et d’identifier des pistes concrètes d’amélioration. L’expérience algérienne démontre clairement qu’avec un soutien structuré, le traitement par méthadone est à la fois sûr et efficace. Cela offre un véritable espoir pour des milliers de patients. » Ces échanges régionaux marquent une étape importante dans la préparation de la Tunisie à développer son propre programme de traitement à la méthadone, une composante essentielle des approches modernes de réduction des risques. Briser le silence et combattre la stigmatisation Cette avancée dans la prise en charge de la dépendance aux opioïdes ouvre la voie à une action complémentaire : la lutte contre la stigmatisation et la discrimination qui touchent particulièrement les personnes vivant avec le VIH. Dans ce domaine, ONUSIDA joue un rôle central aux côtés du ministère tunisien de la Santé. Pendant de nombreuses années, des défis liés à la confidentialité du statut sérologique des patients ont persisté dans certains contextes de soins. Dans certains cas, des informations relatives au VIH pouvaient être visibles sur certains dossiers médicaux ou dans des espaces hospitaliers, ce qui a pu entretenir la peur et l’exclusion. À la suite d’efforts continus de plaidoyer et de dialogue menés avec les institutions nationales, une avancée majeure a été franchie : le ministre de la Santé a officiellement signé une circulaire interdisant la divulgation et l’affichage public du statut VIH dans les structures de soins, sauf lorsque cela est strictement nécessaire et uniquement accessible aux professionnels de santé autorisés. Cette mesure représente une étape essentielle pour restaurer la confiance des patients et garantir leur droit à la confidentialité et à des soins dignes. Parallèlement, la réduction des risques, une approche fondée sur les droits humains et promue par l’ONUDC l’Organisation mondiale de la Santé et ONUSIDA, a été officiellement intégrée dans le programme national de lutte contre le VIH/SIDA. Cette approche privilégie l’accompagnement, la prévention et l’engagement communautaire plutôt que la stigmatisation ou la répression. Réfléchissant à des années de solide partenariat entre l’ONUDC et l’ONUSIDA, Mme Cristina Albertin, Représentante régionale de l’ONUDC pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, a souligné : "Travailler côte à côte avec l’ONUSIDA a permis de transformer des engagements communs en actions concrètes et durables. Cette collaboration a renforcé le traitement de substitution aux opioïdes, consolidé les capacités nationales et favorisé une approche plus intégrée et fondée sur des données probantes face au VIH et à la consommation de drogues, en reliant prévention, traitement et réhabilitation au sein d’un même continuum de soins."Les données montrent l’urgence d’agir : selon l’enquête bio-comportementale de 2021, la prévalence estimée du VIH chez les personnes qui s’injectent des drogues en Tunisie atteint 8,8 %. L’introduction récente de la thérapie par agonistes opioïdes représente ainsi une avancée prometteuse pour réduire les risques d’infection et améliorer l’accès aux soins. Une action collective pour transformer les vies En combinant réformes politiques, renforcement des systèmes de santé et coopération régionale, les Nations Unies contribuent à créer un environnement où les personnes vulnérables peuvent accéder à des soins sûrs, confidentiels et respectueux de leurs droits. À l’approche de 2030, ces efforts rappellent que les Objectifs de développement durable prennent tout leur sens lorsqu’ils se traduisent concrètement dans la vie des communautés. Un changement durable reste possible lorsque gouvernements, organisations internationales et communautés travaillent ensemble afin de bâtir un avenir plus juste, inclusif et résilient pour tous. Rejoignez la mobilisation et découvrez comment, vous aussi, vous pouvez faire la différence.
Cette immersion a offert aux participants une perspective concrète sur la manière dont un programme structuré peut améliorer la vie des personnes dépendantes aux opioïdes tout en renforçant la prévention du VIH. « Cette visite nous a offert une précieuse occasion de comprendre les défis auxquels nous pourrions être confrontés et de recevoir des conseils éclairés sur la manière de les naviguer et de les éviter », explique Dr. Rim Mansouri, Inspectrice générale de la santé et Directrice de l’Office national des stupéfiants en Tunisie.
Pour Dorra Idoudi, pharmacienne et responsable de la pharmacie à l’hôpital El Razzi, cette expérience a été particulièrement marquante.
« Cette visite en Algérie a été une véritable révélation inspirante. Elle m’a permis d’évaluer de manière critique les pratiques actuelles en Tunisie et d’identifier des pistes concrètes d’amélioration. L’expérience algérienne démontre clairement qu’avec un soutien structuré, le traitement par méthadone est à la fois sûr et efficace. Cela offre un véritable espoir pour des milliers de patients. » Ces échanges régionaux marquent une étape importante dans la préparation de la Tunisie à développer son propre programme de traitement à la méthadone, une composante essentielle des approches modernes de réduction des risques. Briser le silence et combattre la stigmatisation Cette avancée dans la prise en charge de la dépendance aux opioïdes ouvre la voie à une action complémentaire : la lutte contre la stigmatisation et la discrimination qui touchent particulièrement les personnes vivant avec le VIH. Dans ce domaine, ONUSIDA joue un rôle central aux côtés du ministère tunisien de la Santé. Pendant de nombreuses années, des défis liés à la confidentialité du statut sérologique des patients ont persisté dans certains contextes de soins. Dans certains cas, des informations relatives au VIH pouvaient être visibles sur certains dossiers médicaux ou dans des espaces hospitaliers, ce qui a pu entretenir la peur et l’exclusion. À la suite d’efforts continus de plaidoyer et de dialogue menés avec les institutions nationales, une avancée majeure a été franchie : le ministre de la Santé a officiellement signé une circulaire interdisant la divulgation et l’affichage public du statut VIH dans les structures de soins, sauf lorsque cela est strictement nécessaire et uniquement accessible aux professionnels de santé autorisés. Cette mesure représente une étape essentielle pour restaurer la confiance des patients et garantir leur droit à la confidentialité et à des soins dignes. Parallèlement, la réduction des risques, une approche fondée sur les droits humains et promue par l’ONUDC l’Organisation mondiale de la Santé et ONUSIDA, a été officiellement intégrée dans le programme national de lutte contre le VIH/SIDA. Cette approche privilégie l’accompagnement, la prévention et l’engagement communautaire plutôt que la stigmatisation ou la répression. Réfléchissant à des années de solide partenariat entre l’ONUDC et l’ONUSIDA, Mme Cristina Albertin, Représentante régionale de l’ONUDC pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, a souligné : "Travailler côte à côte avec l’ONUSIDA a permis de transformer des engagements communs en actions concrètes et durables. Cette collaboration a renforcé le traitement de substitution aux opioïdes, consolidé les capacités nationales et favorisé une approche plus intégrée et fondée sur des données probantes face au VIH et à la consommation de drogues, en reliant prévention, traitement et réhabilitation au sein d’un même continuum de soins."Les données montrent l’urgence d’agir : selon l’enquête bio-comportementale de 2021, la prévalence estimée du VIH chez les personnes qui s’injectent des drogues en Tunisie atteint 8,8 %. L’introduction récente de la thérapie par agonistes opioïdes représente ainsi une avancée prometteuse pour réduire les risques d’infection et améliorer l’accès aux soins. Une action collective pour transformer les vies En combinant réformes politiques, renforcement des systèmes de santé et coopération régionale, les Nations Unies contribuent à créer un environnement où les personnes vulnérables peuvent accéder à des soins sûrs, confidentiels et respectueux de leurs droits. À l’approche de 2030, ces efforts rappellent que les Objectifs de développement durable prennent tout leur sens lorsqu’ils se traduisent concrètement dans la vie des communautés. Un changement durable reste possible lorsque gouvernements, organisations internationales et communautés travaillent ensemble afin de bâtir un avenir plus juste, inclusif et résilient pour tous. Rejoignez la mobilisation et découvrez comment, vous aussi, vous pouvez faire la différence.
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Histoire
26 mars 2026
De la valorisation des ressources à la protection des terres : des communautés tunisiennes bâtissent un avenir durable
Pourtant, ces ressources : agricoles, naturelles ou locales, sont souvent fragilisées par les défis économiques, le changement climatique ou le manque d’opportunités.Face à ces réalités, des femmes entrepreneuses, des agriculteurs et des acteurs locaux trouvent des solutions pour transformer les difficultés en nouvelles possibilités. Avec l’appui des agences des Nations Unies, des initiatives locales permettent de valoriser les ressources disponibles, renforcer les connaissances et soutenir des activités durables qui améliorent la vie des familles et des communautés.À Beni Khalled, région connue pour ses vergers d’orangers et de citronniers, un projet soutenu par le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat), intitulé « From Citrus Waste to Prosperity », a ouvert de nouvelles perspectives à plus de 40 femmes.L’initiative part d’une idée simple : utiliser les pelures d’oranges et de citrons, souvent jetées après la récolte, pour créer des produits à forte valeur ajoutée. Pour Hajer, cette idée s’est transformée en véritable opportunité. Grâce aux formations proposées dans le cadre du projet, elle a appris à distiller des huiles essentielles à partir des pelures d’agrumes. Ce qui était autrefois un déchet est devenu la base d’une activité qui lui permet aujourd’hui d’augmenter ses revenus.Les formations en entrepreneuriat et en marketing lui ont également permis de mieux promouvoir ses produits et de développer sa clientèle. Faouzia , une autre participante, a choisi une approche différente. Passionnée de cuisine, elle a revisité certaines recettes de boulangerie traditionnelle en y ajoutant des zestes d’agrumes. Ses pains parfumés ont rapidement trouvé leur place sur les marchés locaux. Pour elle, cette activité représente bien plus qu’un simple revenu : c’est une manière de valoriser les ressources locales tout en apportant une touche d’innovation à la tradition.Mais l’un des changements les plus importants est celui qui s’est produit entre les femmes elles-mêmes. Comme l’explique une responsable du projet :« Une dynamique transformative s’est créée entre les femmes participantes. Elles travaillent désormais ensemble, se soutiennent et ont développé davantage de confiance en elles. »Si à Beni Khalled la valorisation des ressources locales ouvre de nouvelles perspectives économiques, dans d’autres régions du pays, les communautés rurales font face à des défis différents, nécessitant d’autres formes de résilience. Depuis plusieurs années, les agriculteurs tunisiens sont confrontés à la propagation d’un insecte nuisible appelé Dactylopius opuntiae, qui menace les plantations de cactus. Or cette plante joue un rôle important dans l’économie rurale, l’alimentation animale et la protection des sols dans les zones arides. Pour faire face à cette situation, les agriculteurs, accompagnés par leurs partenaires, ont progressivement adopté de nouvelles approches pour protéger leurs cultures. Dans ce cadre, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), en collaboration avec les autorités nationales et les communautés locales, a mis en place une approche intégrée combinant solutions biologiques, renforcement des capacités et protection de la biodiversité.Parmi les actions menées figure le lâcher de plus de 13 000 coccinelles, des insectes qui se nourrissent naturellement de la cochenille et permettent de réduire sa propagation. Pour Dr Ridha, expert au Centre technique des agrumes, cette avancée est encourageante :« Depuis novembre, nous avons pu passer de 1 000 à 13 000 coccinelles. Malgré l’hiver rude, elles ont tenu bon. C’est une victoire pour nous tous. »Les agriculteurs participent également aux Écoles Champ Paysan, où ils apprennent à surveiller leurs cultures, à pratiquer la taille du cactus pour limiter l’infestation et à partager leurs expériences.Pour M. Bennani, agriculteur à Zelfen :« La taille du cactus, est nouvelle ici . Mais on voit déjà la différence : on surveille le champ d’une manière plus minutieuse. Grâce à cette formation, je me sens enfin acteur de la solution. »Dans le même temps, les experts ont identifié neuf variétés locales de cactus résistantes ou tolérantes à la cochenille, désormais multipliées pour protéger les plantations et préserver la biodiversité.Ces initiatives illustrent concrètement comment des solutions locales peuvent répondre à des défis globaux. En soutenant l’entrepreneuriat féminin, la gestion durable des ressources et la protection des écosystèmes, elles contribuent directement à plusieurs Objectifs de développement durable, notamment une production et une consommation responsables (ODD 12), le développement économique inclusif (ODD 8) et la préservation des écosystèmes terrestres (ODD 15).À travers ces actions, les Nations Unies et leurs partenaires démontrent que des solutions existent déjà sur le terrain pour construire un avenir plus durable et inclusif.Ces initiatives s’inscrivent pleinement dans la dynamique de la campagne « 5 Years For », qui appelle à accélérer la mise en œuvre des Objectifs de développement durable à l’approche de 2030. Elles montrent que chaque action, à l’échelle locale, peut contribuer à un impact global.👉 Rejoignez la mobilisation et découvrez comment participer à la campagne
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Histoire
11 mars 2026
Transformer les défis en opportunités : Aïda et Maher – deux destins, un même message d’espoir et d’inclusion
deux histoires différentes se rejoignent autour d’un même objectif : promouvoir l’inclusion et l’autonomie des personnes en situation de handicap, avec le soutien des Nations Unies. Aïda, 30 ans, est originaire de Zarzis. En 2020, elle obtient un diplôme en pâtisserie, mais sa condition physique limite certains gestes et l’empêche de trouver un emploi correspondant à ses compétences. Déterminée à reprendre sa vie en main, elle rejoint une formation en couture au centre Nour, où elle développe de nouvelles compétences manuelles qui lui ouvrent de nouvelles perspectives. Sa détermination la conduit ensuite à suivre une formation professionnelle en ramendage des filets de pêche, organisée dans le cadre d’un partenariat entre le Centre de formation professionnelle de la pêche de Zarzis et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en Tunisie, à travers son portefeuille « Gouvernance comme levier de développement socio-économique ». Pendant deux mois, elle apprend à réparer les filets des pêcheurs, appliquant ses compétences en couture à un secteur traditionnel très demandé localement et en manque de main-d’œuvre.
« J'ai choisi la formation de réparation de filets de pêche, vu qu'il n'y a presque pas de main-d’œuvre et qu’il y a beaucoup de demandes. J’aurai un métier qui me permettra de subvenir à mes besoins et à ceux de ma famille », explique Aïda. Aujourd’hui, elle dispose d’un savoir-faire recherché sur le marché local, illustrant comment un accompagnement ciblé et des formations adaptées peuvent favoriser l’inclusion économique et réduire les inégalités. Cette initiative contribue directement à l’Objectif de développement durable 8, qui vise à promouvoir un travail décent et une croissance économique pour tous, ainsi qu’à l’Objectif de développement durable 10, qui vise à réduire les inégalités au sein des sociétés et entre les pays. À plus de 500 km de là, Maher Bouallègue, 55 ans, poursuit son engagement à travers le sport. Athlète paralympique de renom, il a remporté sept médailles, dont six en or, aux Jeux paralympiques de Sydney et d’Athènes. Né avec une déficience visuelle, Maher s’est entraîné avec des athlètes valides dans une Tunisie encore peu sensibilisée à la question du handicap. Aujourd’hui, il travaille comme infirmier au Kef et transmet son expérience au sein du Comité paralympique tunisien. En partenariat avec l’UNESCO et d’autres acteurs, il développe des programmes de coaching, de formation et de plaidoyer en faveur d’une société plus inclusive. Son engagement illustre le rôle du sport et de la sensibilisation pour promouvoir la santé et le bien-être (ODD 3) et réduire les inégalités. Ces deux parcours, différents mais liés par une même volonté de surmonter les obstacles et de créer un impact positif, montrent comment l’appui d’entités onusiennes telles que le PNUD et l’UNESCO peut transformer des vies. À travers des formations adaptées, des opportunités professionnelles et un accompagnement personnalisé, ces initiatives soutiennent des bénéficiaires souvent talentueu.x.ses qui sont resté.e.s à la marge du développement. Aïda rêve désormais d’une autonomie totale et d’un avenir stable pour sa famille. Maher, lui, continue d’inspirer les jeunes et de faire avancer l’inclusion des personnes handicapées dans tous les secteurs de la société. Leurs histoires incarnent la mission des Nations Unies : créer des opportunités pour tous, réduire les inégalités et bâtir un avenir où chacun peut contribuer pleinement à sa communauté. Elles montrent que le changement est déjà en marche, à un moment où les cinq prochaines années seront cruciales pour la réalisation de l’Agenda 2030. Il est temps de s’engager activement, de soutenir les initiatives locales, d’amplifier les voix des jeunes et de contribuer à bâtir des sociétés plus justes et plus égalitaires. Rejoignez la mobilisation et découvrez comment participer à la campagne
« J'ai choisi la formation de réparation de filets de pêche, vu qu'il n'y a presque pas de main-d’œuvre et qu’il y a beaucoup de demandes. J’aurai un métier qui me permettra de subvenir à mes besoins et à ceux de ma famille », explique Aïda. Aujourd’hui, elle dispose d’un savoir-faire recherché sur le marché local, illustrant comment un accompagnement ciblé et des formations adaptées peuvent favoriser l’inclusion économique et réduire les inégalités. Cette initiative contribue directement à l’Objectif de développement durable 8, qui vise à promouvoir un travail décent et une croissance économique pour tous, ainsi qu’à l’Objectif de développement durable 10, qui vise à réduire les inégalités au sein des sociétés et entre les pays. À plus de 500 km de là, Maher Bouallègue, 55 ans, poursuit son engagement à travers le sport. Athlète paralympique de renom, il a remporté sept médailles, dont six en or, aux Jeux paralympiques de Sydney et d’Athènes. Né avec une déficience visuelle, Maher s’est entraîné avec des athlètes valides dans une Tunisie encore peu sensibilisée à la question du handicap. Aujourd’hui, il travaille comme infirmier au Kef et transmet son expérience au sein du Comité paralympique tunisien. En partenariat avec l’UNESCO et d’autres acteurs, il développe des programmes de coaching, de formation et de plaidoyer en faveur d’une société plus inclusive. Son engagement illustre le rôle du sport et de la sensibilisation pour promouvoir la santé et le bien-être (ODD 3) et réduire les inégalités. Ces deux parcours, différents mais liés par une même volonté de surmonter les obstacles et de créer un impact positif, montrent comment l’appui d’entités onusiennes telles que le PNUD et l’UNESCO peut transformer des vies. À travers des formations adaptées, des opportunités professionnelles et un accompagnement personnalisé, ces initiatives soutiennent des bénéficiaires souvent talentueu.x.ses qui sont resté.e.s à la marge du développement. Aïda rêve désormais d’une autonomie totale et d’un avenir stable pour sa famille. Maher, lui, continue d’inspirer les jeunes et de faire avancer l’inclusion des personnes handicapées dans tous les secteurs de la société. Leurs histoires incarnent la mission des Nations Unies : créer des opportunités pour tous, réduire les inégalités et bâtir un avenir où chacun peut contribuer pleinement à sa communauté. Elles montrent que le changement est déjà en marche, à un moment où les cinq prochaines années seront cruciales pour la réalisation de l’Agenda 2030. Il est temps de s’engager activement, de soutenir les initiatives locales, d’amplifier les voix des jeunes et de contribuer à bâtir des sociétés plus justes et plus égalitaires. Rejoignez la mobilisation et découvrez comment participer à la campagne
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Histoire
25 février 2026
Quand l’art donne voix au silence : des jeunes qui transforment la lutte contre les violences et les inégalités
Sur scène, des jeunes artistes racontent la violence, la charge invisible et le poids des normes sociales, transformant émotion et créativité en mobilisation. Ces dernières années, plusieurs initiatives soutenues par les Nations Unies en Tunisie mettent l’art au cœur de l’engagement communautaire et révèlent le rôle clé de la jeunesse pour construire des sociétés plus justes et égalitaires. Parmi ces initiatives, le court-métrage « Beyond Reality / Au-delà de la réalité », produit par ONU Femmes Tunisie et réalisé par Bechir Zayene, marque une étape importante, avec le soutien financier de l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID). Lancé en 2024 à l’occasion de la Journée Nationale de la Femme tunisienne, le film a été présenté en avant-première à la Cité de la Culture à Tunis dans le cadre du projet « Tunis, Ville Sûre pour les Femmes et les Jeunes Filles ». Ce film poignant raconte l’histoire de Hayet, une jeune femme confrontée à des violences physiques, sexuelles, psychologiques et numériques, démontrant le rôle puissant de la création artistique comme levier de sensibilisation, de plaidoyer et de mobilisation collective. Au-delà de son lancement national, Beyond Reality a été sélectionné et projeté dans de nombreux festivals internationaux, dont les JCC, le Human Screen Festival, le World Urban Forum, les Rome Prisma Film Awards, le Dubai Independent Film Festival, le Madrid Film Festival et le Paris Short Film Festival. À El Kef, à Gabès, dans les ruelles de la médina de Tunis, d’autres scènes se sont ouvertes. Les résidences artistiques Production Invisible : 8:45 – “Dare to Care”, lancées en janvier 2025 par ONU Femmes dans le cadre de son initiative phare Dare to Care, en partenariat avec le ministère de la Jeunesse et des Sports, ont invité de jeunes artistes à explorer un autre silence : celui du travail de soin non rémunéré. Pendant plusieurs jours, artistes et mentors ont déconstruit normes et stéréotypes, transformant données et vécus en créations artistiques. À El Kef, « Intouchables » a révélé la charge mentale féminine, suscitant des échanges ouverts avec le public. À Gabès, le rap « Wisdom » a questionné les modèles de masculinité et promu un partage équitable des responsabilités. À Tunis, l’exposition immersive « Women Carry War in Their Bodies » a illustré les traces des violences et des inégalités. Le 8 mars, toutes ces voix se sont réunies dans la performance collective Production Invisible 8:45, mêlant théâtre, rap et arts visuels pour dénoncer l’invisibilité du travail de care. Depuis mars, ces œuvres circulent dans festivals, universités et centres culturels, transformant les spectateurs en participants actifs : débattant, partageant et prenant conscience. Du grand écran aux scènes régionales, des festivals internationaux aux amphithéâtres tunisiens, une même énergie traverse ces initiatives : faire de l’art un espace où le silence se brise, l’invisible prend forme et la jeunesse devient actrice du changement. Quelques mois plus tard, dans un autre espace scénique à Tunis, le théâtre devient à nouveau un outil de compréhension, de prévention et de changement.En partenariat avec l’UNFPA et de l’Institut Arabe des Droits de l’Homme, dans le cadre du programme EMNA financé par l'Union Européenne, de jeunes comédien·ne·s ont été formé·e·s aux violences basées sur le genre facilitées par la technologie : cyberharcèlement, diffusion d’images intimes sans consentement, chantage numérique. De cette prise de conscience est née la pièce Ce qui nous lie, dirigé par le réalisateur Walid Ayadi et co-écrite à partir de témoignages réels. Jouée devant près de 150 spectateurs, elle plonge le public dans des situations familières, parfois dérangeantes, souvent tues. « Le théâtre est la clé de la compréhension et du changement », souligne Walid Ayadi. La performance a été déplacée dans plusieurs lieux pour toucher un public plus large durant les 16 jours d’activisme. « Les violences basées sur le genre facilitées par la technologie (TFGBV) ne se limitent pas au monde numérique ; l’espace physique, hors ligne, fait tout autant partie de cette réalité. » Souligne Dr. Rym Fayala, Cheffe de bureau, UNFPA Tunisie « Il est essentiel d’aborder cette problématique sous ses deux dimensions. L’art s’impose ici comme une force transformatrice : un outil de prévention, un catalyseur de sensibilisation et un moteur de changement social. C’est à l’intersection de ces dynamiques puissantes que la performance “Binetna Rabet” trouve tout son sens et sa raison d’être. » À l’approche de 2030, ces initiatives rappellent que les ODD ne prennent sens que dans la réalité : l’égalité de genre, l’éducation et des sociétés inclusives se concrétisent lorsque les jeunes créent, questionnent et mobilisent. Ces histoires montrent que le changement est en marche et que, pour les cinq prochaines années cruciales de l’Agenda 2030, il est temps de s’engager activement afin que chaque communauté agisse pour bâtir des sociétés plus égalitaires. Rejoignez la mobilisation et découvrez comment participer à la campagne
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Communiqué de presse
23 juin 2026
Discours du Secrétaire général prononcé à Londres à l’occasion de la Semaine d’action pour le climat
Et une crise énergétique qui révèle l’irrationalité d’un monde dépendant des hydrocarbures.À première vue, ces crises peuvent sembler indépendantes l’une de l’autre.Mais elles ont en commun une même force destructrice :Les combustibles fossiles.Et elles exigent une même réponse :Une transition rapide et équitable vers des énergies propres, ainsi qu’un renforcement de l’adaptation, de la résilience et de la justice climatique pour les populations qui subissent déjà les effets des changements climatiques.Chers amis,Crise no 1 : le chaos climatique s’accélère sous nos yeux.Nous venons de vivre les onze années les plus chaudes jamais enregistrées.Les catastrophes climatiques sont de plus en plus fréquentes, de plus en plus destructrices et de plus en plus coûteuses.Et comme l’a signalé l’Organisation météorologique mondiale, ce n’est que le début.El Niño ne se contente pas de frapper à la porte. Il risque de faire s’effondrer la maison.En accentuant la hausse des températures. En perturbant l’approvisionnement en eau et en nourriture. Et en touchant de plein fouet les plus vulnérables.Il y a dix ans, les dirigeants mondiaux réunis à Paris ont convenu de limiter l’élévation de la température mondiale à 1,5 °C.Les scientifiques affirment désormais que les températures annuelles moyennes dépasseront ce seuil dans les années à venir.Notre mission consiste à limiter strictement le dépassement, à en réduire la durée et à faire baisser les températures en deçà de 1,5oC le plus rapidement possible.Chaque fraction de degré est importante.Chaque minute compte.Plus le dépassement est marqué et prolongé, plus nous risquons d’atteindre des points de bascule planétaires qui entraîneraient des transformations irréversibles.Aujourd’hui, le Conseil consultatif scientifique de l’ONU publie un rapport qui explique précisément ce qu’une telle situation impliquerait.Des écosystèmes coralliens poussés au bord de l’effondrement.Une fonte accélérée des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique occidental entraînant une élévation irréversible du niveau de la mer qui redessinerait les littoraux, provoquerait le déplacement de millions de personnes et menacerait l’existence de certaines nations insulaires.L’affaiblissement des principaux systèmes de circulation océanique qui régulent les régimes météorologiques et les précipitations.Et la transformation de certaines zones de la forêt amazonienne en écosystèmes de type savane.Chers amis,Les points de bascule de la Terre sont comme des objets dans le rétroviseur d’une voiture :Ils sont bien plus proches qu’il n’y paraît.Dans le même temps, nous faisons face à une seconde crise.Le conflit au Moyen-Orient a provoqué un choc énergétique d’une ampleur exceptionnelle.Selon l’Agence internationale de l’énergie, son ampleur est comparable à celle des crises pétrolières des années 1970… et des bouleversements qui ont suivi l’invasion de l’Ukraine par la Russie.Réunis.Pour de nombreux pays en développement, il ne s’agit pas seulement d’une crise énergétique.C’est une crise de la dette. Une crise alimentaire. Une crise du développement. J’ajouterais que tout accord de paix est le bienvenu et apporterait un soulagement indispensable. Mais ne nous y trompons pas : les répercussions risquent de s’inscrire dans la durée.Chers amis,Ces deux crises ont de nouveau mis en évidence les limites d’un modèle de développement dépassé.Un modèle fondé sur les combustibles fossiles, dans lequel un seul conflit peut bouleverser l’approvisionnement énergétique mondial, et un seul point de blocage provoquer une envolée des prix.Un modèle qui considère la nature comme une ressource inépuisable pouvant être exploitée sans conséquences.Un modèle qui a généré d’énormes richesses, mais qui a également creusé les inégalités et alimenté l’insécurité.Un modèle dans lequel les populations qui ont le moins contribué à provoquer ces crises paient pourtant le prix le plus élevé.La leçon est claire : ce modèle n’a pas d’avenir.La communauté internationale a reconnu ses limites en adoptant le Programme de développement durable à l’horizon 2030.Nous ne pouvons pas revenir en arrière.Nous ne pouvons pas continuer de miser sur un système fondé sur les énergies fossiles qui est à l’origine à la fois de la crise climatique et de la crise énergétique.Ce dont nous avons besoin, au plus vite, c’est de la volonté d’assurer la pleine réalisation des objectifs de développement durable.Pour allier prospérité et résilience.Croissance et durabilité.Perspectives et justice.La bonne nouvelle, c’est qu’une solution claire s’offre aujourd’hui à nous, ce qui n’était pas le cas lors des crises énergétiques précédentes.Une issue propre.Dans la plupart des pays du monde, les énergies renouvelables sont la source d’électricité nouvelle la moins chère, la plus rapide à mettre en place et la plus facile à déployer à grande échelle.Depuis 2010, le coût de l’énergie solaire a chuté de près de 90 %, celui de l’éolien terrestre de plus de 70 %, et celui du stockage par batterie de 95 %.L’an dernier, la production d’énergies éolienne et solaire a été supérieure à la croissance de la demande d’électricité au niveau mondial.L’énergie solaire a enregistré la plus forte augmentation annuelle jamais observée pour une source d’électricité.Plus de 90 % des nouvelles capacités de production d’électricité renouvelable mises en service dans le monde sont déjà moins coûteuses que les solutions fondées sur les combustibles fossiles les moins chères.Selon l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, les capacités renouvelables existantes ont permis à l’économie mondiale d’économiser 480 milliards de dollars des États-Unis en coûts de combustibles fossiles pour la seule année 2025.Et elles ont permis d’éviter des émissions de dioxyde de carbone supérieures à celles produites annuellement par les États-Unis, l’Union européenne et le Japon – combinées.Par ailleurs, les énergies propres attirent près de deux fois plus de capitaux que les énergies fossiles.Cette dynamique est en grande partie attribuable aux pays importateurs de combustibles fossiles qui sont déterminés à s’affranchir de marchés énergétiques instables et imprévisibles.Ces pays comprennent une vérité fondamentale :Chaque unité d’énergie qu’ils produisent eux-mêmes est une unité de moins à acquérir sur un marché qu’ils ne contrôlent pas… par des voies d’approvisionnement qu’ils ne peuvent sécuriser… à un prix dicté par des aléas indépendants de leur volonté.Il n’y a pas d’embargos sur le soleil, ni de blocus sur le vent.Chers amis,Le verdict est tombé :L’indépendance énergétique ne peut se fonder sur la dépendance aux combustibles fossiles.Les énergies renouvelables constituent la pierre angulaire d’une véritable sécurité énergétique.L’électrification des transports, des bâtiments et de l’industrie est l’un des moyens les plus rapides de réduire les émissions et de mettre fin à la dépendance à l’égard des combustibles fossiles importés.Plus les économies fonctionnent à l’électricité propre, plus elles sont sûres, résilientes et compétitives.Alors comment tourner définitivement la page ?Permettez-moi de présenter sept mesures pour y parvenir.Premièrement, nous devons accélérer considérablement nos efforts pour limiter strictement l’ampleur et la durée de tout dépassement du seuil de 1,5 °C.La science nous indique clairement la marche à suivre :Les émissions doivent atteindre immédiatement leur pic… diminuer fortement au cours de cette décennie… et être ramenées au niveau net zéro à l’échelle mondiale d’ici à 2050.Toutefois, le monde s’écarte dangereusement de cet objectif.Les derniers plans nationaux en matière de climat ne permettraient de réduire les émissions mondiales que d’environ 10 % d’ici à 2035.Selon les scientifiques, les émissions doivent diminuer de 60 % au cours de cette même période pour que l’objectif de 1,5 °C reste atteignable.Les pays du G20, qui sont responsables d’environ 80 % des émissions mondiales, doivent être à la manœuvre.Tous les grands émetteurs doivent intensifier leur action.Et chaque pays doit aller au-delà de ses engagements.En accélérant la transition des combustibles fossiles vers les énergies propres, comme les gouvernements se sont engagés à le faire lors de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de 2023.En mettant fin à la déforestation et en restaurant la nature.Et en réduisant dans les plus brefs délais les émissions de dioxyde de carbone liées à la production et à la consommation de charbon, de pétrole et de gaz.Le CO₂ reste le principal facteur de réchauffement à long terme.Mais il est également temps de s’atteler à la réduction des émissions de méthane.Le méthane est responsable d’environ un tiers du réchauffement planétaire.Son pouvoir de réchauffement est environ quatre-vingt fois supérieur à celui du dioxyde de carbone.Mais, contrairement au CO₂, il se décompose dans l’atmosphère en l’espace d’une ou deux décennies.Cela signifie que des réductions drastiques pourraient entraîner une baisse sensible des températures en l’espace d’une génération.C’est pourquoi je lance aujourd’hui un appel à l’action mondial concernant le méthane.Trois secteurs sont visés.Le secteur des déchets : des mesures décisives doivent être prises pour réduire le gaspillage alimentaire, mettre fin aux dépôts sauvages de déchets et capter les émissions provenant des décharges et des eaux usées.Le secteur agricole : il faut réduire les émissions au moyen de solutions éprouvées permettant de renforcer la sécurité alimentaire et de protéger les moyens de subsistance des agriculteurs.Enfin, une attention particulière doit être portée au secteur qui est à l’origine des deux crises que traverse notre monde… et où des avancées immédiates sont possibles : l’industrie du charbon, du pétrole et du gaz.J’exhorte le secteur des énergies fossiles à passer à l’action et à prendre des mesures trop longtemps différées.L’Agence internationale de l’énergie estime qu’environ 70 % des émissions de méthane provenant du pétrole et du gaz pourraient être éliminées grâce aux technologies existantes, généralement à un coût net faible ou nul.Pourtant, rien qu’en 2025, quelque 167 milliards de mètres cubes de gaz brûlés à la torche ont été libérés dans l’atmosphère – l’équivalent de la consommation annuelle de l’Afrique.Le système d’alerte et d’intervention du Programme des Nations Unies pour l’environnement a émis plus de 5 000 alertes concernant des émissions de méthane dans 33 pays.Pourtant, le taux de réponse à l’échelle mondiale n’est que d’environ 12 %.Cela montre que les initiatives volontaires ne suffisent plus.Le monde a progressivement abandonné l’essence au plomb.Il a éliminé les substances chimiques qui appauvrissaient la couche d’ozone.La pollution au méthane doit être la prochaine sur la liste.J’appelle les gouvernements des pays producteurs et consommateurs à établir une nouvelle norme mondiale pour le secteur pétrolier et gazier visant à ramener les émissions de méthane à un niveau quasi nul tout au long de la chaîne de valeur.Deuxièmement, nous devons faire face à la crise énergétique actuelle sans accroître notre dépendance vis-à-vis des combustibles qui en sont à l’origine.Partout dans le monde, des voix influentes persistent à promouvoir de nouvelles mines de charbon, de nouveaux champs de pétrole et de nouvelles exploitations gazières.Et ce, alors même que le monde ne sera pas en mesure d’utiliser tous les combustibles fossiles déjà accessibles – sans parler de miser sur de nouveaux approvisionnements et infrastructures susceptibles de devenir obsolètes bien avant la fin de leur durée de vie économique.Soyons clairs : ce ne sont pas seulement des actifs qui se retrouveront bloqués, mais des économies entières.Le moteur de la croissance d’aujourd’hui et de demain, c’est l’énergie propre.Je comprends ce besoin, surtout en période de turbulences, de se raccrocher à ce qui nous est familier.La promesse d’un « statu quo » peut sembler rassurante pour certains.Mais cela revient à payer davantage pour une sécurité moindre.À céder à d’autres les industries et les emplois du XXIe siècle, alors même que les risques s’intensifient sur leur propre territoire.Ce n’est pas du leadership. C’est un repli.Et nous devons dire tout aussi clairement qui supportera le coût de ce renoncement :Les travailleurs et les travailleuses.Les familles en ressentent déjà les effets : factures plus élevées, incertitude grandissante, sentiment que le système ne fonctionne pas en leur faveur… tandis que les géants des énergies fossiles continuent d’enregistrer des profits records.Les huit plus grandes entreprises du secteur ont dégagé 6,5 milliards de dollars de bénéfices supplémentaires rien qu’au premier trimestre de cette année – dont un mois seulement coïncide avec la crise au Moyen Orient, sachant que les prix du pétrole et les profits ont continué de croître.Ces profits exceptionnels sont le fruit de la souffrance – de l’instabilité, des privations et de la dépendance.J’exhorte les pouvoirs publics à taxer ces entreprises.Je les engage aussi à utiliser ces recettes à bon escient, pour aider les familles et les populations vulnérables et accélérer la transition vers une énergie propre et d’un coût abordable.Pour autant, il ne suffit pas de supprimer les subventions et les incitations préjudiciables. Nous devons également lever les obstacles structurels qui entravent les projets d’énergie propre.Trop souvent, ces projets se heurtent à des délais d’attente considérables – parfois de plusieurs années – avant de pouvoir être raccordés au réseau.Les capacités de transmission sont insuffisantes.Les réseaux de distribution sont obsolètes.Le stockage ne suit pas le rythme.Les systèmes numériques ne sont pas encore assez intelligents ni assez flexibles.Et les connexions régionales et interrégionales restent trop limitées.Si nous voulons vraiment mener à bien cette transition, nous devons considérer les réseaux électriques comme des infrastructures stratégiques.L’ère de l’électrification exigera un développement massif des réseaux, des capacités de stockage et de la flexibilité des systèmes.Et nous avons besoin de règles adaptées au XXIe siècle.Les pouvoirs publics doivent instaurer un environnement propice à l’investissement, grâce à une planification modernisée, à des procédures d’autorisation accélérées et à une réforme de la réglementation.Troisièmement, face à la hausse constante de la demande énergétique, nous devons nous attaquer à l’une de ses sources de croissance les plus rapides : les centres de données liés à l’IA.L’intelligence artificielle peut accélérer le développement de solutions climatiques.Elle peut contribuer à guérir des maladies, à transformer l’éducation et à permettre à l’humanité de relever des défis qui semblaient précédemment hors de portée.Nous devons exploiter ce potentiel.Mais l’IA est très gourmande en terres, en eau et en énergie.Les centres de données nécessaires à son fonctionnement consomment déjà plus d’électricité que la plupart des pays.D’ici à 2030, ils pourraient consommer plus d’électricité que tous les pays sauf cinq, ainsi qu’un volume d’eau suffisant pour couvrir, pendant un an, les besoins essentiels des 1,3 milliard d’habitants de l’Afrique subsaharienne.Ils occupent également des terres, souvent dans des zones où les populations locales tirent peu d’avantages de leur implantation.Malgré ces préoccupations évidentes, les populations sont souvent laissées dans l’ignorance quant à l’impact environnemental des infrastructures qui se développent autour d’elles.C’est pourquoi je propose aujourd’hui une initiative en faveur de la transparence environnementale de l’IA.J’appelle toutes les grandes entreprises du secteur à mesurer et à rendre public l’impact environnemental de leurs systèmes – émissions de carbone, consommation d’eau et utilisation des terres – et à s’engager à alimenter l’ensemble de leurs centres de données au moyen d’énergies renouvelables d’ici à 2030.Il faut en finir avec les coûts cachés.Il faut cesser de faire peser le fardeau sur celles et ceux qui sont le moins à même de le supporter.Il est temps de jouer cartes sur table.Si l’IA doit contribuer à bâtir un avenir meilleur, les acteurs du secteur doivent être honnêtes sur ce qu’elle nous coûte aujourd’hui.Quatrièmement, nous devons assurer une transition juste.L’histoire nous livre une leçon sans appel :La plus grande menace n’est pas la transition elle-même, mais l’incapacité à la gérer.Tel est le risque auquel nous faisons face aujourd’hui.La transition énergétique n’avance pas de manière cohérente.Les investissements dans les énergies fossiles se poursuivent, malgré l’essor des énergies propres.Les pays évoluent dans des directions divergentes.Les producteurs se demandent ce que deviendront leurs recettes, leurs emplois et leurs économies.Les consommateurs se demandent si l’énergie restera abordable et fiable.Les pays en développement se demandent s’ils pourront rester compétitifs ou s’ils seront laissés pour compte.Et les travailleurs, les populations et les jeunes se demandent ce que cette transition signifie pour leur avenir.À ce stade, ces questions ne reçoivent pas de réponse coordonnée.Nous avons besoin d’une action commune, concrète et axée sur les résultats.D’un espace rassemblant producteurs et consommateurs, pays développés et pays en développement, et acteurs de la finance, de l’industrie, du monde du travail et de la société civile.Un espace consacré aux enjeux déterminants pour la réussite ou l’échec de cette transition.Comment mettre progressivement fin à notre dépendance aux énergies fossiles tout en intensifiant rapidement le développement des énergies propres ?Comment gérer les risques économiques auxquels sont exposés les pays qui dépendent des revenus des combustibles fossiles ?Comment accompagner les travailleurs et travailleuses et les populations dans le cadre d’une transition juste ?Et comment mobiliser les investissements à la vitesse et à l’échelle requises ?Je réunirai les dirigeantes et dirigeants en septembre afin d’avancer sur ces questions en amont de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques – la COP31 – qui aura lieu en Türkiye.La nécessité d’une transition ne fait plus aucun doute.Elle sera maîtrisée ou chaotique… Équitable ou inégale… Source de stabilité… ou de divisions accrues.Nous pouvons encore en décider.J’insiste en outre sur le fait que l’énergie propre ne peut reposer sur des pratiques néfastes.Une transition juste suppose que les pays et les populations dont les territoires abritent les minéraux critiques nécessaires aux énergies propres de demain bénéficient pleinement de leurs retombées.Plus d’extraction sans développement.Cinquièmement, il est impératif de redoubler d’efforts pour protéger les populations des conséquences immédiates du chaos climatique.Même à pleine vitesse, nous ne pouvons échapper aux changements climatiques.Leurs effets se font d’ores et déjà sentir – ils s’accumulent et se renforcent mutuellement.Une sécheresse peut rapidement déboucher sur une crise alimentaire.Une tempête peut déclencher une crise de la dette.Une vague de chaleur peut se muer en urgence de santé publique.L’adaptation est essentielle.Elle sauve des vies, protège les foyers et les populations, renforce la résilience des économies face aux chocs et préserve la cohésion sociale.Pourtant, elle a longtemps été considérée comme un acte de charité.C’est une erreur.Les effets des changements climatiques bouleversent déjà le développement, la stabilité et la sécurité.Ils mettent à rude épreuve les systèmes alimentaires et hydriques, perturbent les chaînes d’approvisionnement, pèsent sur les finances publiques et aggravent la fragilité.Nous devons en tirer toutes les conséquences.L’adaptation doit être intégrée dans la planification et la prise de décision au niveau national, des stratégies de développement à la réglementation.Nous avons besoin de mécanismes d’assurance et de partage des risques plus efficaces.Nous avons besoin de dispositifs qui nous permettent d’agir en amont, avant que les chocs ne se transforment en catastrophes humanitaires et économiques.Nous devons renforcer notre préparation aux catastrophes et veiller à ce que notre initiative « Alertes précoces pour tous » soit pleinement mise en œuvre.Et les pays développés doivent honorer l’engagement qu’ils ont pris de longue date de doubler le financement de l’adaptation, avec l’objectif clairement établi de le tripler.Cela nous amène au sixième point : tout cela suppose des financements qui soient à la mesure de l’ampleur et de l’urgence de ces deux crises et qui soient répartis équitablement.Aujourd’hui, le système financier mondial laisse de côté les pays qui ont le plus besoin d’un soutien.Il surestime les risques… tout en sous-estimant les opportunités.De nombreux pays en développement font face à des coûts d’emprunt liés aux énergies propres et à la résilience qui peuvent être deux à trois fois supérieurs à ceux des économies plus avancées.Des pays dotés d’un fort potentiel dans le domaine des renouvelables se trouvent exclus de la révolution des énergies propres.Il suffit de se tourner vers le vaste continent africain.L’Afrique abrite 60 % des meilleures ressources solaires au monde. 30 % des minéraux critiques. Et un cinquième de la population mondiale.Pourtant, elle ne reçoit que 2 % des investissements mondiaux dans le secteur.Dans le même temps, plus de 600 millions d’Africaines et d’Africains restent privés d’accès à l’électricité.C’est à la fois une injustice et une occasion ratée, pour l’Afrique comme pour le monde.Les pays développés doivent tenir leurs engagements, notamment en contribuant au Fonds permettant de faire face aux pertes et préjudices et au Fonds vert pour le climat.Les 300 milliards de dollars promis aux pays en développement doivent être versés, et des mesures concrètes doivent être prises pour mobiliser 1 300 milliards de dollars par an d’ici à 2035.Dans un contexte de contraction de l’aide, nous devons également libérer le potentiel catalyseur des banques multilatérales de développement et, plus largement, du système de financement du développement, afin de soutenir le financement d’infrastructures de long terme telles que les réseaux électriques, les transports en commun et les systèmes d’approvisionnement en eau.Des réformes et des décisions récentes ont permis d’accroître la capacité de prêt des banques multilatérales de développement de 600 à 800 milliards de dollars.Celles-ci doivent mobiliser ces ressources de manière résolue pour financer les infrastructures de demain et l’adaptation aux changements climatiques.Elles doivent également adapter leurs instruments à l’ampleur et à l’horizon temporel du défi, notamment en proposant des financements à 50 ans lorsque cela s’avère nécessaire.Mais il faut aller plus loin.La capacité de prêt des banques multilatérales de développement doit être encore renforcée par leurs actionnaires, notamment au moyen d’une recapitalisation ambitieuse et de nouvelles réformes.Face à la réduction de la marge de manœuvre budgétaire, chaque dollar public doit être utilisé de manière plus efficace et plus innovante afin de catalyser des financements privés.Cela suppose de renforcer les garanties et de développer les financements en monnaie locale, les financements mixtes et autres instruments de partage des risques afin de réduire le coût du capital et d’attirer les investissements privés, en particulier dans les pays en développement où les risques sont perçus comme élevés.Cela suppose aussi de mobiliser des sources de financement supplémentaires – qu’il s’agisse de prélèvements de solidarité sur les secteurs à fortes émissions, de conversions de dettes en investissements climatiques, de recettes issues des marchés du carbone ou de la mobilisation du secteur philanthropique.Enfin, cela suppose de veiller à ce que l’ensemble des institutions financières – publiques comme privées – alignent leurs activités sur l’Accord de Paris et sur les réalités d’un monde en réchauffement.En définitive, l’enjeu est simple : Nous devons acheminer des capitaux vers les pays en développement à un rythme, à une échelle et à un coût conformes aux exigences du moment, afin de faire face à la crise climatique, de stimuler une croissance plus forte et plus résiliente et de faire progresser la réalisation des objectifs de développement durable.Enfin, septièmement, nous devons protéger la science – et la vérité elle-même.La science permet à l’humanité d’anticiper les risques avant que les catastrophes ne surviennent.Pourtant, la désinformation se propage, délibérément utilisée pour retarder l’action climatique, à consolider des intérêts particuliers et à miner la confiance.Nous devons agir pour préserver l’indépendance scientifique ;Renforcer la confiance dans les données factuelles et les institutions ;Protéger celles et ceux qui défendent les droits humains ainsi que les journalistes qui informent sur les enjeux climatiques et environnementaux ;Et veiller à ce que chacun et chacune ait accès à des informations fiables, crédibles et fondées sur des données scientifiques.L’ONU a lancé une initiative mondiale pour l’intégrité de l’information sur les changements climatiques afin de contribuer à la réalisation de cet objectif.Les faits comptent. La science compte. L’intégrité de l’information compte.Chers amis,Permettez-moi de conclure comme j’ai commencé : avec Dickens.Pour l’action climatique, nous vivons à la fois le meilleur et le pire des temps.Le pire, parce que les effets des changements climatiques s’intensifient, que des points de bascule se profilent à l’horizon et que la crise énergétique a mis en lumière les risques majeurs liés à la dépendance aux combustibles fossiles.Mais aussi le meilleur, car la révolution des énergies renouvelables est en marche.Une révolution portée par l’énergie propre, l’électrification, la baisse des coûts et des ambitions croissantes, qui ouvre de vastes perspectives.Une révolution capable de libérer les pays de la volatilité des marchés des combustibles fossiles, d’élargir l’accès à l’énergie, de renforcer la sécurité, de créer des emplois, d’améliorer la qualité de l’air, de restaurer les écosystèmes et d’ouvrir la voie à un avenir plus sûr.Il nous appartient aujourd’hui de saisir cette occasion sans précédent – et d’assumer l’énorme responsabilité qui l’accompagne – de transformer ce Conte de deux crises en un récit unique, fait de détermination, d’équité et de progrès partagé. Nous pouvons enfin tourner la page des combustibles fossiles et bâtir un avenir alimenté par les énergies renouvelables et fondé sur la justice climatique.Le moment de la décision est venu. Le moment de la vérité. Le moment à saisir.Ne le laissons pas passer.Je vous remercie.
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Communiqué de presse
19 juin 2026
LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL - MESSAGE PUBLIÉ À L’OCCASION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE POUR L’ÉLIMINATION DE LA VIOLENCE SEXUELLE EN TEMPS DE CONFLIT
Alors que les conflits s’intensifient partout dans le monde, un nombre choquant de filles et de garçons sont victimes de viols, d’esclavage sexuel, de mariages forcés et de traite des personnes. Beaucoup sont brutalisés lors d’attaques contre leur domicile ou alors qu’ils fuient la violence. D’autres sont enlevés ou enrôlés comme combattants, contraints d’assister à des atrocités, voire de commettre eux-mêmes des actes de violence sexuelle. La violence sexuelle contre les enfants est une stratégie délibérée visant à punir des populations et à déchirer le tissu social. Elle peut laisser des traces indélébiles, notamment en provoquant des traumatismes physiques et psychologiques, et entraîner l’exclusion sociale. Pour mettre fin à cette abomination, il faut agir sur trois fronts. La protection : pour que les enfants vivant dans une zone de conflit soient en sécurité. L’application du principe de responsabilité : pour que les victimes obtiennent justice et que les auteurs répondent de leurs actes. La prévention : en s’attaquant aux principales causes de la violence sexuelle, en renforçant les institutions et en investissant dans des services axés sur l’enfant. Un accompagnement complet des enfants survivants est également essentiel pour les aider à reconstruire leur vie au sein de leur famille. Les enfants ne doivent jamais être pris pour cible dans les guerres. Leur protection est un impératif juridique et moral pour chaque combattant et chaque pays. Trop souvent, les conflits volent l’enfance. Mais ensemble, nous pouvons bâtir un avenir où chaque fille et chaque garçon grandira en sécurité et dans la dignité.
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Communiqué de presse
18 juin 2026
MESSAGE PUBLIÉ À L’OCCASION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA LUTTE CONTRE LES DISCOURS DE HAINE
À l’ère du numérique, les discours de haine se propagent plus rapidement que jamais, amplifiés par des plateformes non réglementées et exacerbés par l’intelligence artificielle. Trop d’algorithmes valorisent l’indignation et la division, encouragent le mensonge pour obtenir des « likes » et incitent à la violence pour générer des vues. L’anonymat en ligne complique également la possibilité de demander des comptes aux auteurs. Il est possible d’enrayer cette spirale dangereuse par des solutions concrètes, en formant à reconnaître et à rejeter les discours de haine, en soutenant les personnes visées et en exigeant des interventions plus fermes de la part des gouvernements et des entreprises technologiques. Les États sont expressément tenus par le droit international de lutter contre l’incitation à la haine et de promouvoir l’inclusion, le respect de la diversité et la solidarité. La liberté d’expression ne saurait par ailleurs servir de prétexte à des messages nuisibles. La Stratégie et le Plan d’action des Nations Unies pour la lutte contre les discours de haine montrent la voie à suivre, tandis que les Principes mondiaux pour l’intégrité de l’information tracent la voie vers l’instauration d’un écosystème numérique plus sûr et plus éthique. En cette cinquième Journée internationale de la lutte contre les discours de haine, rejetons les préjugés sous toutes leurs formes et œuvrons ensemble à l’édification d’un monde fondé sur les droits humains, la dignité et le respect.
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Communiqué de presse
17 juin 2026
LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL - MESSAGE PUBLIÉ À L’OCCASION DE LA JOURNÉE MONDIALE DE LA LUTTE CONTRE LA DÉSERTIFICATION ET LA SÉCHERESSE
Pourtant, près de la moitié des terres pastorales de la planète sont aujourd’hui dégradées ou menacées.Cette situation met en péril le système alimentaire mondial, fragilise les moyens de subsistance locaux, entraîne une perte de biodiversité et accroît les émissions de gaz à effet de serre.En cette Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse, nous lançons un appel pressant en faveur de la prise en compte et du respect des pâturages partout dans le monde.Il faut investir dans la remise en état, notamment dans la sécurité hydrique,donner des moyens aux populations rurales par la création d’emplois durables,et concevoir des solutions qui vont au-delà des frontières dans le cadre de la coopération internationale.Cette année, nous célébrons aussi l’Année internationale du pastoralisme et des pâturages. C’est l’occasion pour nous de prêter main-forte aux pasteurs et aux peuples autochtones dont les connaissances traditionnelles peuvent contribuer à la préservation de ces écosystèmes.Protéger les terres, c’est protéger notre avenir.Tous ensemble, faisons en sorte que les pâturages du monde entier demeurent florissants pour les générations à venir.Je vous remercie.
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Communiqué de presse
17 juin 2026
La Tunisie renforce son leadership méditerranéen pour une filière du crabe bleu durable et inclusive grâce au lancement du projet BLUE STEP
En moins d’une décennie, la Tunisie a réussi à transformer le crabe bleu, considéré comme une espèce invasive, en une ressource halieutique créatrice de valeur économique et d’emplois. Cette réussite repose sur une mobilisation exemplaire des institutions publiques, de la recherche scientifique, des pêcheurs, des transformateurs et du secteur privé, faisant aujourd’hui du pays une référence régionale en matière de gestion concertée de cette ressource. Le Forum BLUECOOP constitue une plateforme stratégique de dialogue réunissant décideurs publics, chercheurs, organisations professionnelles, partenaires internationaux et acteurs de terrain afin de renforcer la coopération, partager des expériences internationales et identifier des solutions innovantes pour une filière plus résiliente et compétitive. Au cœur de cette dynamique, le projet BLUE STEP ambitionne de promouvoir une gestion durable et inclusive de la chaîne de valeur du crabe bleu. Au-delà du développement économique, il place la dimension sociale au centre de son action en améliorant les conditions de vie et de travail des communautés qui dépendent de cette activité, notamment les pêcheurs, les femmes impliquées dans la confection des nasses, les ouvrières des unités de transformation et les autres acteurs de la valorisation. Le projet contribuera également à renforcer la compréhension des exigences des marchés internationaux en matière de qualité, de traçabilité et de certification, tout en favorisant les échanges de bonnes pratiques, le développement de partenariats commerciaux et la recherche de solutions adaptées aux enjeux environnementaux et socioéconomiques du secteur. Lors de son allocution, M. Nabil Assaf, Représentant de la FAO en Tunisie, a déclaré que « la FAO accompagne cette nouvelle étape en soutenant une approche intégrée qui agit sur l’ensemble de la chaîne de valeur, de la mer à l’assiette, afin de renforcer la durabilité de la filière, d’améliorer sa compétitivité sur les marchés internationaux et de garantir aux communautés côtières, en particulier aux femmes et aux pêcheurs, de meilleures conditions de travail, une protection sociale renforcée et une résilience accrue face aux défis de demain. » En favorisant les partenariats internationaux, le partage d’expériences – notamment avec les Philippines sur les questions de gouvernance et de protection sociale ainsi que le dialogue entre institutions, secteur privé et communautés locales, BLUE STEP illustre l’engagement de la FAO et de ses partenaires à accompagner la transition vers une économie bleue plus durable, inclusive et porteuse d’opportunités pour les générations futures.
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